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Démission de la présidente du Louvre Laurence des Cars, sur la sellette depuis le cambriolage

La présidente du Louvre Laurence des Cars, sur la sellette depuis le casse du 19 octobre, a remis sa démission à Emmanuel Macron qui l'a acceptée en estimant que le musée avait besoin d'une "nouvelle impulsion", a annoncé l'Elysée mardi.

GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP/Archives

La présidente du Louvre Laurence des Cars, sur la sellette depuis le casse du 19 octobre, a remis sa démission à Emmanuel Macron qui l'a acceptée en estimant que le musée avait besoin d'une "nouvelle impulsion", a annoncé l'Elysée mardi.

"Le chef de l'État l'a acceptée en saluant un acte de responsabilité dans un moment où le plus grand musée du monde a besoin d'apaisement et d'une nouvelle impulsion forte pour mener à bien des grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet +Louvre – Nouvelle Renaissance+", a indiqué la présidence dans un communiqué.

Emmanuel Macron, qui avait nommé cette historienne de l'art réputée à la tête du Louvre fin 2021, l'a "remerciée pour son action et son engagement ces dernières années" et a annoncé lui confier une mission sur la coopération entre les grands musées des pays du G7.

Ancienne présidente du musée d'Orsay, Mme des Cars, 59 ans, était extrêmement fragilisée depuis le cambriolage du Louvre du 19 octobre au cours duquel huit bijoux de la couronne française ont été dérobés en plein jour, mettant au jour d'importantes failles de sécurité du musée le plus visité au monde.

Sous le feu des critiques, Laurence des Cars avait d'abord défendu son action à la tête du musée mais avait été déstabilisée par des audits de sécurité alarmants sur Le Louvre, dont elle n'avait eu connaissance qu'après le cambriolage.

"Avec le recul, on mesure que des fragilités structurelles subsistaient. Je comprends que cela interroge", avait-elle concédé le 1er décembre dans une interview au Parisien.

Sa position avait été encore fragilisée par une succession de revers qui ont frappé Le Louvre depuis le cambriolage, contraint de fermer une galerie en raison de la vétusté des locaux et victime d'une vaste fraude à la billetterie.

En interne, son action était également vivement contestée par les personnels qui sont engagés depuis mi-décembre dans le plus long conflit social de l'histoire du musée pour dénoncer leurs conditions de travail.

Le mandat de Mme des Cars courait jusqu'à la fin 2026.

AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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