Avec plus de 145 000 interventions par an, les sapeurs-pompiers parcourent des millions de kilomètres, rien que dans les Bouches-du-Rhône. Si les aides à domicile et les artisans sont touchés par cette flambée des prix, c’est également leur cas, mais ils tentent de trouver des solutions.
« Environ 100 000 € de plus par mois »
Ils sauvent des vies, notamment grâce à l’eau qu’ils transportent, mais les camions de pompiers consomment énormément : « 50 litres aux 100 », dévoile le commandant Grégory Coutarel. « Ça, c’est un fourgon qui nous sert à intervenir sur tout ce qui concerne les feux d’habitation, indique-t-il. Là, on va consommer sans parcourir de kilomètres. On a des consommations qui peuvent exploser du fait de l’utilisation de nos pompes. »
Mais combien d’argent représente cette consommation excessive ? Selon le colonel Franck Brien, directeur départemental adjoint des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône : « À 2,31 € le litre acheté en ce moment, puisque c’est le coût de notre marché public réévalué, on est à environ 100 000 € de plus par mois. »
Des astuces pour limiter la consommation
Pour lui, en ces temps de crise du carburant, il est nécessaire de s’adapter puisqu’ils ne peuvent « pas arrêter d’aller sauver les citoyens ». Les pompiers ont donc trouvé des astuces pour moins consommer : « C’est important de trouver le bon usage pour aller faire des reconnaissances en forêt. Nous utilisions des camions-citernes de forêt qui consomment de 30 à 70 litres aux 100. Maintenant, c’est avec des Ford Ranger, dont la consommation est moindre : elle diminue à 15 à 20 litres aux 100. »
« Nous avons des voitures électriques. Toutefois, une partie de nos véhicules n’est pas électrifiable pour le moment », déplore-t-il malgré les tentatives de limitation de la consommation.