Raquel Garrido dénonce les violences faites aux femmes et la "lâcheté" de l'agresseur de NKM

La porte-parole de la France Insoumise, Raquel Garrido, était l'invitée de Territoires d'Infos, sur Sud Radio et Public Sénat. Après l'agression de Nathalie Kosciusko-Morizet sur un marché, jeudi, elle ne veut pas "banaliser la violence faite aux femmes".

Au lendemain du malaise de Nathalie Kosciusko-Morizet sur un marché parisien, après avoir été prise à partie par un passant, Raquel Garrido, invitée de Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat, a d'abord voulu traiter l'événement sous l'angle des violences faites aux femmes, plutôt que la violence que subissent les politiques.

"Il s'agit d'abord d'un homme qui agresse une femme, d'un homme qui pense avoir le droit, parce que c'est un homme, de jouer de sa force physique sur une femme, a dénoncé la porte-parole de la France Insoumise. Que ce soit dans la sphère politique ou à la maison, c'est la même forme de lâcheté. En plus, il est parti en courant, c'est un lâche. J'espère qu'il sera rattrapé et puni sévèrement."

"Ce gouvernement est très proche des lobbies, principalement pharmaceutique"

Raquel Garrido est également revenue sur l'annonce de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui réfléchit à rendre obligatoire les onze vaccins infantiles, contre trois actuellement. Elle s'est dit méfiante compte tenu des liens qu'elle voit dans ce gouvernement avec les lobbies, notamment pharmaceutiques : "La difficulté, c'est qu'on a un gouvernement qui est très proche des milieux d'affaires et des lobbies, principalement du lobby pharmaceutique, et notamment la ministre de la Santé. Quand il s'agit de santé publique, s'il y a un problème, il faut y répondre par l'obligation, ou du moins l'objectif d'exhaustivité. Mais là, en l'espèce, je demande à voir plus précisément ce qu'il en est, parce que j'ai une méfiance vis-à-vis de ce Gouvernement et de cette ministre en particulier."

À deux jours du 2e tour des élections législatives, où semble se préparer un raz-de-marée de députés En Marche!, Raquel Garrido a exprimé le souhait que la future majorité revienne sur le règlement intérieur de l'Assemblée nationale pour supprimer le seuil de députés nécessaires pour former un groupe parlementaire : "Si En Marche! est à ce point majoritaire, je demande que les règles soient changées pour que l'opposition puisse exister. S'il y a un mouvement, quel qu'il fût, avec seulement 2 ou 3 députés, la qualité des débats à l'Assemblée nationale commande que chacun puisse s'exprimer en ayant un groupe. Surtout qu'il s'agira de mouvements qui, à la présidentielle, ont réuni plusieurs millions de voix."

"Tout le monde redoute" une trop large majorité pour En Marche!

De plus, Raquel Garrido a également exprimé le souhait que la dose de proportionnelle, sujet qui a été régulièrement débattu ces derniers jours, soit incluse par le gouvernement dans son projet de loi de moralisation de la vie publique. Trop tard toutefois pour éviter la très large majorité annoncée à En Marche!, les autres partis se partageant les miettes. Une situation qu'elle a indiqué craindre : "Démocratiquement, tout le monde le redoute. Il y a une crainte de cette situation nouvelle, d'une hégémonie sans contrepartie. Une magistrate me parlait de la règle selon laquelle 60 députés ou sénateurs peuvent saisir le Conseil constitutionnel d'une loi. Imaginez si ce n'est plus possible ! Si vous n'avez pas de garde-fous minimums, vous avez un rouleau compresseur qui peut poser problème, notamment sur la question des libertés publiques."

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