Présidentielle : "Le programme de Marine Le Pen n'est pas financé" affirme Olivier Dussopt

Olivier Dussopt, ministre délégué en charge des Comptes publics, était l'invité du “petit déjeuner de la présidentielle” sur Sud Radio.

Présidentielle
Olivier Dussopt, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 19 avril, dans "le petit déjeuner politique".

Présidentielle : à 5 jours du deuxième tour de l'élection, Olivier Dussopt a répondu aux questions de Patrick Roger.

Présidentielle : "Le programme d'Emmanuel Macron est financé, celui de Marine Le Pen ne l'est pas"

J-5 avant le deuxième tour et J-1 avant le débat de l'entre deux tours entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Qui a le plus à perdre dans ce débat ? Pour Olivier Dussopt, ce sont "les Français ! Il y a deux projets politiques radicalement différents pour ce second tour. Il y a un projet qui parle d'avenir, qui s'attaque aux difficultés de la société. Et un autre qui regarde dans le rétroviseur, qui vise à ce que la France soit dans l'orbite de Vladimir Poutine plutôt que celle des démocraties", estime le ministre délégué. "Il suffit de regarder les amis, les accords, les financements de Marine Le Pen".

Olivier Dussopt insiste sur la différence de financement des programmes. "Le financement du programme d'Emmanuel Macron est garanti, assure-t-il. Il est financé à la fois par la croissance, qui est notre stratégie depuis le début. On a plutôt montré qu'on savait la pousser, le bilan plaide pour nous, estime-t-il. Avant la crise Covid nous avions rétabli à la fois les comptes publics et la croissance par une politique d'investissement, de compétitivité". D'après le ministre délégué des comptes publics, "le débat va se jouer sur les chiffres. Le programme d'Emmanuel Macron est financé, celui de Marine Le Pen ne l'est pas".

Écologie : "C'est un clin d'œil à tous ceux qui sont intéressés par l'environnement"

Emmanuel Macron a choisi de verdir son programme. "Nous avons fait beaucoup pour l'environnement depuis le début du quinquennat, mais il faut faire plus, reconnaît Olivier Dussopt. Ce n'est pas un clin d'œil aux écologistes, c'est un clin d'œil à tous ceux qui sont intéressés par l'environnement. Pour le second tour d'une élection présidentielle, vous ne pouvez pas rassembler sans intégrer dans votre programme des choses intéressantes du programme des autres candidats. Ça fait partie de la démocratie. L'environnement est un élément incontournable", ajoute le ministre délégué, qui vient de la gauche. "Aujourd'hui, cette transition de l'écologique et de la protection de l'environnement s'impose à tous, c'est une question de survie".

Jean-Luc Mélenchon doit s'exprimer mardi 19 avril en fin d'après-midi. Il "reviendra sur les leçons qu'il tire du premier tour du scrutin". Pour l'instant, il n'a pas donné de consigne de vote, il a simplement affirmé "Pas une voix ne doit aller au Rassemblement national" au second tour de la présidentielle. Pour Olivier Dussopt, "quand on ne fait pas la différence entre l'extrême droite et la République il y a un problème. Je ne doute pas que chacun fera le bon choix. Plusieurs candidats ont appelé à voter Emmanuel Macron, se réjouit-il. Je salue leur positon responsable et raisonnable. J'espère qu'il sera plus explicite mais les élections appartiennent aux électeurs".

 

 

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger et Cécile de Ménibus.

Cliquez ici pour écouter "L’invité politique"