Présidentielle 2017 : les moments forts du premier grand débat télévisé

Les candidats ont débattu pendant plus de trois heures
Les candidats ont débattu pendant plus de trois heures

Ce lundi 20 mars a eu lieu le premier grand débat télévisé de la campagne électorale présidentielle. Revivez sur sudradio.fr les principaux temps forts de cette soirée.

00h26 : C'est terminé pour ce premier grand débat de la présidentielle ! Merci à vous de l'avoir suivi avec nous et rendez-vous sur les ondes de Sud Radio et sur www.sudradio.fr pour continuer à vivre cette campagne électorale.

00h23 : François Fillon se dit "le seul candidat qui peut rendre possible l'alternance", taclant les tenants de l'héritage de François Hollande et l'aventure que représenterait le recours aux extrêmes. Benoit Hamon propose lui un "vote utile" aux Français. Refusant l'idée de voter "contre", il propose de voter "pour", mettant en avant son projet de nouvelle société et de VIe République. Marine Le Pen appelle les Français à "décider pour eux-mêmes" et à "se protéger" du "cauchemar" de la mondialisation sauvage. De son côté, Jean-Luc Mélenchon promet de "rendre la France aux Français en la libérant de l'oligarchie, et rendre la république à la France en la libérant de la monarchie présidentielle". Il se dit prêt à "assumer la tâche compliquée de tout changer en Europe sans tout détruire". Concluant le débat, Emmanuel Macron en appelle aux Français, "un peuple généreux, solidaire, volontaire, qui a un destin". Appelant de ses voeux une "alternance profonde", il espère faire en sorte que "la France redevienne une chance".

00h14 : On approche de la fin de cette soirée. Les candidats ont maintenant 1min30 pour conclure librement.

00h10 : Maîtrise des frontières, interdiction des organisations islamistes, fermeture des mosquées salafistes, mise à l'index de certaines organisations et confréries internationales, déchéance de nationalité pour les binationaux coupables d'intelligence avec l'ennemi... Marine Le Pen martèle ses propositions sécuritaires pour se prémunir de nouveaux attentats.

00h07 : Benoît Hamon appelle à mettre un terme à la "lune de miel" de la France avec certaines monarchies sunnites comme le Qatar ou l'Arabie Saoudite.

00h00 : Intervention très musclée de Mme Le Pen : "C'est incroyable M. Macron, vous avez un talent fou. Vous arrivez à parler 7 minutes sans que je ne sois capable de résumer votre pensée ! Vous n'avez rien dit, c'est le vide intégral !".

23h56 : François Fillon pointe "l'échec" de la politique française de lutte contre l'Etat Islamique, regrettant que la France "ait laissé à la Russie et la Syrie le soin de lutter contre le terrorisme". "Il est probable que Donald Trump soit moins efficace pour nous aider dans le maintien de la paix au Proche-Orient", ajoute-t-il par ailleurs.

23h52 : Jean-Luc Mélenchon plaide pour une Conférence de la sécurité de l'Atlantique à l'Oural et pour une "autre alliance à monter avec les pays qui comme nous ne veulent plus s'aligner sur les grands empires". Benoît Hamon l'interpelle sur l'attitude à adopter face à la Russie et notamment la question brûlante de la frontière russo-ukrainienne.

23h48 : Marine Le Pen promet de grandes dépenses immédiates pour l'armée française (3% du PIB dès la fin du quinquennat). Echange tendu avec François Fillon, qui lui reproche des dépenses excessives et irréalistes.

23h46 : Place désormais au troisième et dernier grand thème du débat de ce soir : "Quelle place pour la France dans le monde ?". Benoît Hamon ouvre le bal et affirme d'emblée qu'aucune intervention militaire française ne doit se faire sans l'aval des Nations unies. Faisant référence à l'isolationnisme de Donald Trump, le candidat socialiste préconise que "moins d'Amérique, ça doit être plus d'Europe". Il propose concrètement de porter à 2% du PIB les dépenses en matière de défense nationale, et d'exclure des déficits toutes les dépenses des défenses extérieures qui bénéficient aussi aux partenaires européens de la France.

23h39 : "La loi El Khomri démantèle purement et simplement la médecine du travail", selon Marine Le Pen. La candidate frontiste met également l'accent sur le droit à l'oubli en matière de santé. "Au bout de 10 ans, ceux qui ont eu une maladie grave doivent pouvoir avoir une assurance sans qu'on leur demande s'ils ont eu un cancer ou pas", insiste-t-elle.

23h30 : "Notre système de retraite est injuste et illisible. Je propose de garder un système par répartition : les actifs financent les retraites des retraités. D'un autre côté, 1€ cotisé doit donner droit aux mêmes droits. C'est comme cela que notre modèle sera à la fois juste et transparent", plaide Emmanuel Macron.

23h24 : "Le programme de Marine Le Pen sur les retraites, c'est le programme commun de la gauche en 1981", lance François Fillon, qui en profite pour vanter le rôle des réformes des retraites mises en place durant les mandats de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy dans les bons chiffres invoqués récemment par François Hollande et Marisol Touraine.

23h13 : Marine Le Pen défend les indépendants et critique violemment le "serial killer" du RSI, proposant même une "amnistie générale pour tous les arriérés du RSI". "Le vrai serial killer du pouvoir d'achat, c'est Mme Le Pen avec la sortie de l'euro et le rétablissement du franc", réplique François Fillon.

23h10 : Emmanuel Macron se dit contre l'application du revenu universel d'existence : "L'idée est belle, mais elle n'est pas raisonnable et elle n'est pas réaliste". L'ancien ministre de l'Economie assure par ailleurs qu'il préservera l'autonomie fiscale des communes après la suppression de la taxe d'habitation, qu'il défend. "C'est impossible", souffle François Fillon.

23h07 : Le plateau de TF1 a des airs de village gaulois ce soir...

23h03 : "Il faut revenir à un Etat-stratège et un patriotisme économique. Il faut que l'Etat, dans les commandes publiques, favorise les entreprises françaises", martèle Marine Le Pen, fustigeant un débat "d'ultralibéraux".

23h01 : Le ton monte une nouvelle fois sur la question du temps de travail. François Fillon est particulièrement ciblé par Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Les interruptions sont permanentes entre les candidats. Marine Le Pen n'a pas encore été interrogée sur ce thème économique, c'est la seule dans ce cas pour le moment.

22h56 : Place désormais au deuxième grand thème du débat : "Quel modèle économique pour la France ?". Alors que François Fillon souhaite instaurer un nouveau modèle social français pour lutter contre le chômage, Emmanuel Macron veut donner plus de latitude aux entreprises pour gérer le temps de travail. Sans surprise, Benoît Hamon renouvelle sa promesse d'être "le candidat du travail et de la feuille de paye". Selon lui, sa mesure du revenu universel permettrait par ailleurs "d'augmenter de 200€ le Smic net sans rien toucher au Smic brut". Jean-Luc Mélenchon promet "100 milliards d'investissements dans les domaines du futur" et interpelle François Fillon sur le temps de travail en France. "Vous souhaitez qu'on ait le temps de travail de la Roumanie ?", lui lance-t-il avant de promettre une abrogation immédiate de la loi El Khomri s'il était élu.

22h42 : Quand Benoît Hamon qualifie Marine Le Pen de "droguée aux faits divers"...

22h38 : Emmanuel Macron et François Fillon se disent attachés à l'énergie nucléaire, même si le candidat d'En Marche! souhaite diminuer peu à peu la part du nucléaire dans l'approvisionnement énergétique français. Benoît Hamon réaffirme, lui, son engagement à sortir à terme du nucléaire (50% d'ici 2025). Marine Le Pen met l'accent sur les circuits courts et les produits alimentaires français, un sujet sur lequel Jean-Luc Mélenchon la rejoint plus ou moins. Ce dernier souligne par ailleurs le coût de l'entretien des 18 réacteurs nucléaires censés être fermés dans les 40 prochaines années (100 milliards d'euros selon lui).

22h26 : Les journalistes orientent le débat sur la moralisation de la vie politique et sur les affaires qui ont pollué la campagne de certains candidats. Jean-Luc Mélenchon ironise sur la "pudeur de gazelle" d'Anne-Claire Coudray face à la faible insistance auprès de François Fillon... Le candidat de la France Insoumise, tout comme Emmanuel Macron, appelle à interdire aux parlementaires d'employer des membres de sa famille.

22h21 : Vif échange entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron sur la question des soutiens politiques et financiers des candidats et sur les dons en campagne électorale.

22h14 : La question des institutions est désormais abordée. L'occasion pour Benoît Hamon de rappeler son projet de 49-3 citoyen, l'occasion aussi pour Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon d'échanger encore quelques piques. "Moi j'aime bien la Ve République, je trouve qu'elle fonctionne bien M. Mélenchon", assène la candidate du FN. "Ah bon ? Moi j'aurais peur avec vous", lui rétorque le leader de la France Insoumise.

22h08 : Remise en cause du concordat, burkini... La laïcité enflamme le débat et le ton monte entre les candidats. Emmanuel Macron notamment réagit avec virulence aux accusations de Marine Le Pen qui assure que le candidat d'En Marche! est favorable au burkini. Les échanges entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont également très vifs et les modérateurs de TF1 interviennent pour la première fois pour réguler les temps de parole. "C'est juste un débat entre M. Mélenchon et Mme Le Pen ou on a le droit de parler ?", lance François Fillon.

21h58 : Alors que François Fillon interpelle Emmanuel Macron sur son soutien à la politique migratoire d'Angela Merkel, Benoît Hamon rappelle, lui, que "sur 100 réfugiés dans le monde, 4 vont en Europe. L'Allemagne en prend 3, la Suède 0,5, et le reste de l'Europe 0,5". Jean-Luc Mélenchon souligne que l'immigration est toujours un "exil forcé" et appelle à mettre fin aux guerres et aux traités commerciaux à l'origine, selon lui, de cette situation. Marine Le Pen souhaite tout bonnement "arrêter l'immigration" et rétablir les frontières pour ne pas avoir à dépendre de "la Grèce ruinée et l'Italie submergée".

21h48 : Questionné sur l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, François Fillon se justifie. "Chacun constate qu'il y a des adolescents qui ont perdu tout contrôle. Il y en a qui attaquent des voitures de police, et ce n'est pas normal. L'idée qu'il y ait des policiers sur le terrain oui, et je considère que dans cet esprit il faut abaisser la majorité pénale à 16 ans". Ce sujet a été le théâtre des premières escarmouches entre candidats, Jean-Luc Mélenchon qualifiant de "très mauvaise" cette idée, et Marine Le Pen interpellant Emmanuel Macron sur son diagnostic de l'état d'insécurité du pays.

21h41 : Sur le thème de la sécurité, Marine Le Pen rappelle sa volonté de créer 40 000 places de prison et de supprimer l'automaticité des remises de peine. François Fillon, lui, réaffirme son souci d'équilibre budgétaire en mettant en garde contre toute augmentation massive d'effectifs, appelant toutefois à la création de 16 000 places de prison supplémentaires. Du côté de Benoît Hamon, le rétablissement de la police de proximité et l'instauration des récépissés de contrôles d'identité figurent parmi ses priorités. Pour Jean-Luc Mélenchon, la vraie délinquance est à chercher du côté des "tricheurs du fisc" et des adeptes de l'évasion fiscale. Appelant à un "retour au calme" tout en se montrant très offensif, le candidat de la France insoumise a fustigé "l'escalade" des tensions dans certains quartiers de France entre policiers et habitants. Tout comme François Fillon, Emmanuel Macron appelle à décharger les forces de police de certaines tâches administratives.

21h32 : Visiblement, Alain Juppé est bien plus serein ce soir qu'il y a quelques semaines...

21h30 : Place désormais au premier grand thème du débat : "Quel modèle de société ?". Sur la question de l'éducation, François Fillon affirme vouloir développer un enseignement professionnel "qui ne soit plus sous l'autorité de l'Education nationale mais sous celle des branches professionnelles", appelant également à mieux payer les enseignants. Emmanuel Macron a, lui, mis l'accent sur les Zones d’Éducation Prioritaire, promettant un salaire de 3000€ par mois pour les enseignants travaillant dans ces secteurs. Jean-Luc Mélenchon, lui, ne partage pas le point de vue de François Fillon sur l'apprentissage et interpelle ce dernier sur la fermeture récente de 170 établissements professionnels. Le candidat de la France insoumise appelle par ailleurs à une école "entièrement gratuite". Si Marine Le Pen a mis l'accent sur la sécurité à l'école et sur sa volonté de supprimer l'enseignement des "langues d'origine", Benoît Hamon a promis un plafonnement des classes à 25 élèves pour les CP, CE1 et CE2.

21h24 : Pendant ce temps-là...

21h18 : Les candidats ont désormais tous délivré leur premier message. François Fillon a notamment indiqué vouloir "placer la France sur un chemin qui la conduira à être en moins de dix ans la première puissance européenne". Jean-Luc Mélenchon a de son côté affirmé qu'il serait "le dernier président de la Ve République", promettant "la fin de la monarchie présidentielle". Troisième candidat à s'exprimer, Emmanuel Macron a vanté de son côté "un projet d'alternance profonde, avec de nouveaux visages", fustigeant "le clivage classique et les partis qui n'ont pas réussi à résoudre les problèmes d'hier et qui n'y arriveront pas demain". Marine Le Pen a plaidé pour une présidence garante de "l'indépendance nationale", appelant les Français à défendre "leurs intérêts, et pas ceux des banques ou de telle ou telle capitale européenne". Enfin, Benoît Hamon a annoncé vouloir être un président "honnête et juste", soucieux de "tourner la page des vieilles recettes épuisées pour proposer aux Français un futur désirable". Tous les candidats, hormis Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, ont par ailleurs eu un mot pour les six autres candidats non invités à ce débat.

21h07 : C'est parti pour ce premier débat présidentiel de 2017 ! C'est François Fillon que le tirage au sort a désigné pour délivrer en premier sa profession de foi.

20h55 : Du côté de l'équipe de Jean-Luc Mélenchon, on a déjà un avis bien tranché sur l'ambiance dans les coulisses...

20h51 : Petit rappel des règles de ce débat inédit. Les cinq candidats seront disposés en cercle et leur répartition a été tirée au sort : Benoît Hamon sera à la droite de François Fillon, lui-même à la droite d’Emmanuel Macron. Suivront, selon la même disposition, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Trois grandes thématiques seront abordées ce soir : "Quel modèle de société ?", "quel modèle économique ?" et "quelle place pour la France dans le monde ?". En introduction, les candidats devront répondre en 1min30 maximum à la traditionnelle question "Quel président voulez-vous être ?".

20h43 : Pour ce qui est des rapports de force sondagiers entre candidats, le dernier baromètre Ifop pour Sud Radio-Paris-Match-CNews indique que Marine Le Pen fait toujours la course en tête dans les intentions de vote du premier tour (26%), juste devant Emmanuel Macron (25%). Viennent ensuite François Fillon (18%), Benoît Hamon (12,5%) et Jean-Luc Mélenchon (11,5%).

20h37 : Sans surprise, les enjeux sont bien différents pour les candidats présents. Alors que Marine Le Pen cherchera sans doute à gagner en crédibilité et en respectabilité, Emmanuel Macron devra, lui, prouver qu'il est à l'aise dans cet exercice nouveau pour lui. François Fillon devrait s'efforcer de mettre l'accent sur son programme pour faire oublier les affaires judiciaires en cours, et les deux candidats de gauche, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, souhaiteront lancer pour de bon une campagne difficile, dans la foulée de leurs grands rassemblements publics parisiens de ce week-end.

20h29 : Le décor de ce débat inédit...

20h23 : Les six autres candidats, jugés pas assez représentatifs par la chaîne, ne sont pas conviés à ce débat. Il s'agit de Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), François Asselineau (Union Populaire Républicaine), Jacques Cheminade (indépendant), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Jean Lassalle (Résistons!) et Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste).

20h19 : Seront présents ce soir, par ordre alphabétique, François Fillon (Les Républicains), Benoît Hamon (Parti socialiste), Marine Le Pen (Front national), Emmanuel Macron (En Marche!) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise). Ils répondront aux questions des journalistes de TF1 Anne-Claire Coudray et Gilles Boulleau.

20h15 : Bonsoir à tous et bienvenue sur Sudradio.fr pour suivre le premier grand débat télévisé de cette campagne présidentielle impliquant des candidats de familles politiques différentes. Un débat que vous pouvez également suivre sur les ondes de Sud Radio dès 21h.

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