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1,2 milliard d’euros de sinistres après les tempêtes Nils et Pedro 

Les tempêtes Nils et Pedro ont provoqué des dégâts estimés à 1,2 milliard d’euros selon France Assureurs et la Caisse centrale de réassurance (CCR). Un montant qui concerne les particuliers et les entreprises, mais qui n’intègre pas encore les pertes agricoles.

1,2 milliard d’euros de sinistres après les tempêtes Nils et Pedro
(Photo by Estelle Ruiz / Hans Lucas via AFP)

Nils et Pedro vont coûter cher. Dans un communiqué publié hier, France Assureurs et la Caisse centrale de réassurance (CCR) ont évalué à 1,2 milliard d’euros le coût total des sinistres liés aux tempêtes de ce début d’année. La fédération professionnelle estime à 900 millions d’euros les dégâts causés par les vents violents. De son côté, la CCR chiffre à 290 millions d’euros le coût des inondations relevant des catastrophes naturelles.

Quarante jours de pluie consécutifs, un record depuis 1959

Au-delà des deux tempêtes, c’est la durée inédite de l’épisode pluvieux qui marque les esprits. Selon Météo-France, la France a connu quarante jours de pluie consécutifs entre le 14 janvier et le 22 février. Soit la plus longue séquence enregistrée depuis le début des mesures en 1959. Le précédent record, établi en 2023, était de 32 jours.

Les crues exceptionnelles qui ont accompagné Nils et Pedro ont provoqué des inondations, notamment dans le bassin de la Garonne. Trois personnes ont perdu la vie lors de la montée des eaux. Des milliers de foyers ont été privés d’électricité et de nombreux habitants ont dû évacuer leur domicile dans l’urgence.

Afin d’évaluer rapidement le coût des sinistres, la CCR a conduit des travaux de modélisation à partir des observations disponibles au 25 février. Les assureurs, eux, se sont appuyés sur les déclarations remontées du terrain. Une mission de reconnaissance a notamment été dépêchée dès le premier jour de décrue sur le bassin de la Garonne afin d’accélérer les indemnisations. Le délai de déclaration des sinistres liés à la tempête a par ailleurs été porté de cinq à trente jours.

« Tempête » ou « catastrophe naturelle » : deux régimes différents

Les événements de février ont également rappelé la distinction entre les garanties « tempête » et « catastrophe naturelle », toutes deux obligatoirement incluses dans les contrats d’assurance dommages, notamment en habitation.

La garantie « tempête » peut être mobilisée directement, sans publication d’un arrêté interministériel. À l’inverse, le régime « CatNat » (catastrophe naturelle) ne s’applique qu’après reconnaissance officielle de l’état de catastrophe naturelle par arrêté. Le 24 février, Sébastien Lecornu a annoncé que 294 communes étaient reconnues en état de catastrophe naturelle, ouvrant la voie à l’indemnisation des sinistrés concernés par les inondations.

Une facture encore incomplète

Pour le moment, le montant de 1,2 milliard d’euros ne prend pas en compte les dégâts dans le secteur agricole. Dans des départements comme la Gironde et le Lot-et-Garonne, où les exploitations ont été considérablement touchées par les crues et la saturation des sols, les professionnels redoutent des pertes importantes sur les cultures, les bâtiments et le matériel.

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