Après l'annonce de l'augmentation du prix de l'électricité hier, c'est au tour du gaz. La Commission de régulation de l'énergie a prévu une hausse de 7,4 % du prix repère de vente du gaz à partir du 1er juillet 2026. Cette augmentation touchera plusieurs millions de Français et comme celle du carburant, elle est liée à la crise au Moyen-Orient.
Qui sera concerné par cette hausse ?
En France, 10,34 millions de ménages disposent d'un contrat de gaz naturel. Mais tous ne sont pas touchés de la même façon. Six millions de foyers sont abonnés à une offre indexée sur le prix du marché, appelé « prix repère ». Ce sont eux qui subissent de plein fouet la hausse de 7,4 %.
Les 40 % restants, titulaires d'offres à prix fixe, ne sont pas totalement épargnés : les coûts de transport et de distribution du gaz augmentent de 5,87 %, donc l'augmentation représente pour eux environ 1,5 % de hausse sur leur facture totale.
Combien ça coûte concrètement pour un Français ?
Le prix du mégawattheure (MWh) passe de 152,86 € en juin à 164,21 € en juillet, soit une augmentation de plus de 11 euros par MWh.
Sur la facture du mois de juillet, cela représente en moyenne +2,70 € pour les abonnés concernés. En revanche, sur la facture annuelle, l'addition est lourde. Un foyer chauffé au gaz dépensera désormais en moyenne 1 789 € par an, soit 283 € de plus qu'il y a un an. Un foyer utilisant le gaz uniquement pour la cuisine et l'eau chaude s'acquitte de 794 € annuels, en hausse de 117 €.
Le conflit au Moyen-Orient à l'origine de tous les maux
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient sont la raison de cette augmentation du prix du gaz. Les conflits en cours perturbent les marchés gaziers européens et font grimper les coûts d'approvisionnement. Le prix repère de juillet affiche ainsi une progression de 18 % par rapport à avril, période où ces tensions ne se répercutaient pas encore pleinement sur les cours.
Indépendamment du marché, les coûts liés au transport et à la distribution du gaz ont également été revus à la hausse (+5,87 %). À cela s'ajoutent des coûts commerciaux supplémentaires, comme les certificats d'économies d'énergie (CEE), que les fournisseurs répercutent sur leurs clients.
Depuis le 1er juillet 2023, il n'existe plus de tarif réglementé pour le gaz. La CRE publie chaque mois un « prix repère de vente de gaz » (PRVG), qui guide les consommateurs pour comparer les offres sur le marché. Ce n'est pas un prix imposé, mais une référence indicative. Donc, vérifiez bien le type d'offre que vous avez auprès de votre fournisseur.