Plaintes contre Damien Abad : "Il ne peut pas y avoir d'impunité !" estime Emmanuelle Wargon

Emmanuelle Wargon, candidate "Ensemble" aux législatives et ancienne ministre du Logement, était l'invitée du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Emmanuelle Wargon
Emmanuelle Wargon, interviewée par Benjamin Glaise sur Sud Radio, le 23 mai, dans "le petit déjeuner politique".

Polémique autour des accusations de Damien Abad, absence de ministre du Logement, pouvoir d'achat. 3 jours après la nomination du nouveau gouvernement dirigé par Élisabeth Borne, Emmanuelle Wargon a répondu aux questions de Benjamin Glaise. 

Emmanuelle Wargon - Damien Abad : "Il ne peut pas y avoir d'impunité !"

Damien Abad, prise de guerre de la droite et tout nouveau ministre des Solidarités, est épinglé pour des accusations de viol, qu'il dément fermement. Emmanuelle Wargon estime "comme Élisabeth Borne qu'il ne peut pas y avoir d'impunité". Si elle se réjouit de la "libération progressive de la parole de la femme", elle doit être "prise en compte par la Justice, qui doit faire son travail. C'est elle qui nous dira la vérité sur cette affaire". Élisabeth Borne affirme ne pas avoir été au courant. "Je la crois ! Je la connais bien, j'ai travaillé avec elle, c'est quelqu'un de droit et d'intègre. Il n'y a pas de raison de remettre cette parole en cause".

Sandrine Rousseau demande à ce que Damien Abad soit démis de ses fonctions par principe de précaution, de prévention. Pour Emmanuelle Wargon, il faut prendre en compte à la fois "la souffrance des femmes et la présomption d'innocence". "Tant qu'on est sur des affaires classées sans suite, il n'y a pas matière à dire autre chose". "Soit il y a des faits avérés et il faudra en tirer les conséquences, soit non parce que les affaires sont classées sans suite. Et dans ce cas, il n'y a plus de sujet".

 

"Pap Ndiaye est d'abord un historien, un chercheur et un bon spécialiste de l'Éducation nationale"

La nomination de Pap Ndiaye, nouveau ministre de l'Éducation nationale, fait également polémique. On lui reproche notamment des propos sur le "déni" français autour des violences policières, ou encore le fait d'avoir participé à des réunions non mixtes et de nier l'existence de l'islamo-gauchisme dans les universités. Pour Emmanuelle Wargon, "Pap Ndiaye est d'abord un historien, un chercheur et un bon spécialiste de l'Éducation nationale. Il faut le juger sur ses actes en tant que ministre de l'Éducation nationale et il a énormément de pain sur la planche. Il faut dépasser cette polémique, lui faire confiance et lui permettre de démarrer sereinement dans un ministère très important pour les Français".

Pap Ndiaye est un profil très différent de son prédécesseur, Jean-Michel Blanquer. "C'est la force du président de la République et de cette majorité de pouvoir travailler avec des personnes qui ont des profils très différents, se réjouit Emmanuelle Wargon. C'est toujours la même idée : chercher des gens qui connaissent très bien les sujets et qui sont prêts à améliorer les choses pour les Français". Sur la laïcité, "on a un discours très clair depuis plusieurs années : maintien de la loi de 1905, avec une laïcité pour tous, simple, appliquée, universelle. Le discours n'a pas changé".

 

"Il y aura un ministre du Logement probablement dans la deuxième version du gouvernement"

Emmanuelle Wargon ne fait plus partie du gouvernement : "Je n'ai pas de regret !, assure-t-elle. Je suis engagée dans une bataille législative, avec l'ambition d'être élue députée. Cette élection me motive énormément. L'Assemblée nationale sera un endroit déterminant dans le prochain quinquennat". "Chaque siège compte. Je souhaite faire partie de cette majorité qui se battra pour ses idées et contre l'alliance un peu contre-nature NUPES que j'appelle Dupes, car il n'y a pas vraiment de contenu".

Il n'y a pas de ministre du Logement à proprement parler dans le nouveau gouvernement. "C'est un ministère extrêmement important, rappelle l'ancienne ministre. Le logement est le premier poste de dépense des Français. Il est aujourd'hui sous la responsabilité d'Amélie de Montchalin, car il dépend de la transition écologique. Il y aura un ministre du Logement probablement dans la deuxième version du gouvernement après les législatives".

 

 

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