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Municipales à Marseille : Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan

À Marseille, le militant écologiste et anti-drogue Amine Kessaci rejoint la liste de Benoît Payan pour les municipales, promettant de faire de la ville une vitrine de la lutte contre le narcotrafic, dans un contexte politique tendu et sous haute sécurité.

Le militant écologiste et anti-drogue Amine Kessaci
Le militant écologiste et anti-drogue Amine Kessaci

Le militant écologiste et anti-drogue Amine Kessaci est candidat aux municipales à Marseille sur la liste du maire sortant de gauche Benoît Payan, souhaitant faire de la deuxième ville de France une "vitrine dans la lutte contre le narcotrafic".

L'annonce officielle a été faite lundi soir depuis un lieu symbolique, l'Après M, un ancien McDonald's en plein coeur des quartiers déshérités du Nord, devenu avec l'aide de la municipalité un "fast social food" où il est arrivé sous les applaudissements et des dizaines de personnes qui scandaient son prénom.

"Le maire va porter mon combat"

"J'ai la garantie de savoir que le maire va porter mon combat, qu'à ses côtés, je pourrai porter la lutte et faire finalement de Marseille la vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic", a expliqué le jeune homme de 22 ans, dans un entretien avec l'AFP.

La liste du Printemps marseillais n'a pas été détaillée mais Amine Kessaci rejoint une coalition allant des socialistes aux communistes, en passant par Les Ecologistes, sous la houlette du maire sortant et ex-socialiste Benoît Payan.

"Résoudre les questions de narcotrafic, ça ne se fait pas avec des annonces"

"Résoudre les questions de narcotrafic, ça ne se fait pas avec des annonces (...) ça ne se fait pas avec uniquement des moyens répressifs", a martelé M. Kessaci, plaidant pour "des politiques sociales, des logements dignes, une école forte."

En 2020, il avait perdu son grand frère Brahim, impliqué dans le trafic, dont le corps avait été retrouvé carbonisé. Avant d'être endeuillé le 13 novembre par la mort de son petit frère Mehdi, dans un probable "crime d'intimidation" en représailles à son militantisme.

Raison pour laquelle, il a promis lundi devant sa mère un "accompagnement des familles": "plus jamais à Marseille, il n'y aura une maman qui pleurera son enfant seule".

"Je ne suis coupable de rien et je ne vivrai pas assigné à résidence"

Benoît Payan a rappelé que "Marseille est à la croisée des chemins. Le Rassemblement national guette" et "il est hors de question pour nous de laisser la haine gagner cette ville". A moins de deux mois des municipales, face au RN qui affiche ses ambitions et place la sécurité au centre de sa campagne, le maire sortant peut se targuer ici d'un joli coup politique avec Amine Kessaci qui jouera un "rôle central" dans sa campagne.

Et ce malgré le dispositif de sécurité entourant le militant, qui admet ne plus "faire un pas sans avoir quatre ou cinq policiers" autour de lui et qui doit bien souvent mettre un gilet pare-balle en public. "Je ne suis coupable de rien et je ne vivrai pas assigné à résidence", a-t-il averti, tout en ayant à coeur de ne "jamais mettre en danger" ceux qui assurent sa sécurité lors de sa campagne.

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