Marc Pascal : Avec la loi Asile-immigration, "le pouvoir joue à être plus con que les plus cons"

Marc Pascal : Avec la loi Asile-immigration, "le pouvoir joue à être plus con que les plus cons"

Marc Pascal (Membre du collectif "Tous migrants") était ce lundi l'invité de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h.

L'examen du projet de loi Asile-immigration a démarré ce lundi à l'Assemblée nationale. Contesté par l'extrême droite, l'extrême gauche, les Républicains et jusqu'au sein même de la République en marche, le texte est loin de faire l'unanimité. De leur côté, les associations d'aide aux migrants appellent les parlementaires à ne pas voter en faveur du projet. Pour Marc Pascal (Membre du collectif "Tous migrants"), le discours d'Emmanuel Macron et Gérard Collomb est "ambivalent" sur la question.

"Le texte est très 'faux-cul'"

Invité ce lundi de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h, l'intéressé nous a ainsi expliqué pourquoi il était hostile au texte. "C'est vrai qu'il y a des avancées pour les gens reconnus comme réfugiés, avec une procédure d'asile qui aboutit. Ça, beaucoup d'associations le reconnaissent", a-t-il d'abord tenu à préciser "Le texte dit que l'on améliorera le sort des demandeurs d'asile, sauf que la loi est faite pour qu'il y en ait de moins en moins et pour durcir toutes les conditions d'accès à ce droit d'asile (...) c'est très 'faux-cul"", a-t-il toutefois déploré. "Il n'y a pas que les associations de terrain qui le disent, même le défenseur des droits, Monsieur Toubon, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme et le Conseil d'État le disent, ça fait quand même beaucoup (...) ce ne sont pas des petites associations mais des institutions de la République". 

"Quel est le problème du pouvoir ? Ils nous disent que l'on est dans une situation politique où l'on est submergés, ce qui est faux ! Les flux migratoires diminuent considérablement depuis 2015. Donc il faut le dire aux citoyens, c'est un discours construit pour faire peur. Le discours du pouvoir est d'essayer de se prémunir contre l'avancée du FN (...) il joue à un jeu. Le pouvoir joue à être plus con que les plus cons", a-t-il encore insisté.

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview, disponible en podcast

 

Vos réponses pour cet article

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio