La déclaration de patrimoine de Macron ne pose pas de problèmes pour la HATVP 

Saisie par l’association Anticor, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a répondu, lundi, ne pas avoir détecté d’éléments problématiques dans la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron.

La Haute autorité pour la transparence n'a détecté aucun élément problématique

Sa déclaration de patrimoine avait suscité quelques questions mi-mars alors qu’Emmanuel Macron avait déclaré un patrimoine de "seulement" 200 000 euros, deux ans après avoir perçu, comme banquier chez Rothschild puis comme secrétaire général adjoint à la présidence de la République, "3,3 millions d'euros de revenus avant impôts". L’ancien locataire de Bercy avait expliqué cette différence en pointant son "statut d’indépendant" lorsqu'il était banquier d'affaires, avec un haut niveau de cotisations et d'impôts à régler.

Saisie par l’association Anticor, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique s’est donc à nouveau penchée sur le document transmis par le candidat du mouvement En Marche !. Selon le président de cette instance indépendante, Jean-Louis Nadal, "les contrôles mis en œuvre par la Haute autorité (...) n'ont révélé aucun élément de nature à remettre en cause le caractère exhaustif, exact et sincère de la déclaration".

Une nouvelle déclaration et toujours des questions

Justifiant le secret professionnel, Jean-Louis Nadal a ajouté ne pas pouvoir "donner de plus amples renseignements quant au détail des informations recueillies dans le cadre de ces vérifications et contrôles".

Si la Haute Autorité a levé les doutes sur cette déclaration, depuis, le candidat à l’élection présidentielle a rempli une nouvelle déclaration de patrimoine - une obligation commune à tous les prétendants à l’Élysée - qui n’a pas manqué de susciter de nouvelles interrogations. Rendue publique mercredi dernier, Emmanuel Macron y déclare des comptes bancaires et des instruments financiers, sans bien immobilier. S’il a perçu 274 000 euros d’avance pour son livre "Révolution", l’ancien ministre de l’Économie doit encore rembourser un prêt de 246 000 euros pour des travaux immobiliers et 54 000 euros pour avoir démissionné de la haute fonction publique.