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L. Sailliet "pas contre un service national, mais qu'il soit utile et budgété"

Par Jérémy Jeantet

Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains, était l'invitée politique du Grand Matin Sud Radio.

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Un service national obligatoire d'un mois. C'est la piste la plus sérieuse qui pourrait être retenue par le gouvernement pour appliquer la promesse de campagne d'Emmanuel Macron de rétablir le service militaire, 20 ans après sa disparition, en remaniant ses contours.

Invitée politique du Grand Matin Sud Radio, Laurence Sailliet, porte-parole des Républicains, estime que "Macron ne sait pas comment se dépêtrer d'une promesse de campagne, qui lui a permis de gagner quelques points et, maintenant, il se rend compte que ça coûte cher".

Ce service national universel pour coûter entre 2 et 3 milliards d'euros par an. "Avec un déploiement humain important et, d'ailleurs, nos armées n'ont pas envie de s'engager là-dedans et ont autre chose à faire", a ajouté Laurence Sailliet, qui confie qu'elle "n'est pas contre" l'idée d'un service national universel, mais "il faut qu'il soit utile et budgété, pas un simple rassemblement d'un mois".

Pour la porte-parole des Républicains, Emmanuel Macron se heurte aux réalités budgétaires : "C'est bien facile de dire les choses. C'était la même chose avec les reculs sur Notre-Dame-des-Landes ou la CSG pour les retraités. Ce sont des choses qu'il n'avait pas anticipé. Il a un grand manque d'expérience, qui est pourtant nécessaire pour l'exercice de ses fonctions. Il y a aussi ce côté jupitérien, où il imagine que tout est possible. On l'a aussi vu sur l'accord nucléaire iranien. Jupiter à l'international, ça n'existe pas."

Interrogé sur le meurtre d'Angélique, 13 ans, pour lequel le principal suspect a été condamné pour viol et était sorti de prison en 2000, Laurence Sailliet ne veut pas réagir "sous le coup de l'émotion" : "Il faut prendre du recul et améliorer le suivi des personnes dangereuses, il faut être beaucoup plus précis et ferme, mettre des moyens pour pouvoir suivre et éviter la récidive. Mais ce serait violent de tirer des conclusions et de faire des propositions alors qu'elle a été retrouvée hier."

Sans faire de lien direct avec ce fait divers tragique, elle a malgré tout critiqué le projet de réforme pénale d'Emmanuel Macron, notamment "la possibilité de ne pas faire effectuer les peines de moins d'un an" : "C'est problématique, parce que ça envoie un message qui va vers moins de sévérité. Au lieu de créer des places de prison, comme l'avait promis Emmanuel Macron, il crée une politique qui va vider les prisons et lui permettre de ne pas le faire."

Enfin, sur un plan plus politique, Laurence Sailliet a répété qu'il n'y aura "jamais d'alliance avec le Front national". "Ce n'est pas envisageable, et ça n'aura pas lieu", a-t-elle assuré.

Écoutez l'interview de Laurence Sailliet, invitée politique du Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard

 

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