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J-C. Lagarde (UDI) : "Je n’ai pas voté la confiance car une confiance se construit"

Par Mathieu D'Hondt

Jean-Christophe Lagarde (Président de l'UDI et député de Seine-Saint-Denis) était ce mercredi l'invité de Territoires d'infos.

Jean-Christophe Lagarde (Président de l'UDI et député de Seine-Saint-Denis) était ce mercredi l'invité politique de l'émission Territoires d'infos, la matinale de Public Sénat et Sud Radio, présentée par Cyril Viguier avec la presse quotidienne régionale. 

"Je me suis abstenu pour laisser à LREM la possibilité de tenir compte des idées des autres"

Au lendemain du discours de politique générale prononcé par le Premier ministre Édouard Philippe au Palais Bourbon, Jean-Christophe Lagarde a d'abord livré son sentiment quant aux mesures annoncées par l'ex-maire du Havre. Selon lui, il s'agissait avant tout d'un "discours politique sérieux et cadré dans le sens où il y avait un calendrier qui peut être vraisemblablement tenu". Il a toutefois admis qu'il n'avait "pas voté la confiance car une confiance se construit".

Il a en outre indiqué s'être "abstenu pour laisser à LREM la possibilité d'ouvrir les discussions et de tenir compte des idées des autres", précisant au passage que les "deux-tiers" des élus qui composent le groupe indépendant "Les Constructifs" en avaient fait de même. "On accepte de travailler avec le gouvernement (...) pour faire réussir la France", a-t-il poursuivi ajoutant que son camp s'inscrivait dans une logique d'"opposition constructive pour améliorer ce qui n'ira pas et soutenir ce qui est nécessaire".

"On va sortir de la politique réflexe et entrer dans la politique réflexion"

Interrogé ensuite sur le contenu des mesures, Jean-Christophe Lagarde a émis quelques réserves, au sujet notamment de l'exonération de la taxe d'habitation pour 80% des foyers. Le député de Seine-Saint-Denis souhaite en effet "que ce soit enterré car c'est une mauvaise réforme". Il a d'ailleurs précisé que cette mesure "faisait partie des désaccords et des raisons pour lesquelles il n'avait pas voté la confiance". Selon lui, "cela privera les collectivités locales de 10 milliards d'euros" qui finiront par être "une fois de plus étranglées".

Le président de l'UDI s'est par ailleurs montré critique envers l'annonce forte du Premier ministre au sujet de l'augmentation du prix du tabac. Reconnaissant être fumeur, il s'est en effet prononcé contre la mise en place du paquet de cigarettes à 10 euros car avec ce dernier, "on fera plus exploser le trafic que la consommation", selon lui. Et l'intéressé d'ajouter que ce n'est pas de cette façon "que les gens arrêteront de fumer".

Tout au long de cette interview, Jean-Christophe Lagarde s'est donc montré tantôt sceptique, tantôt confiant tout en restant ouvert aux discussions avec le gouvernement, car il souhaite "sortir de la politique caricaturale et réflexe" pour "entrer dans la politique réflexion".

 

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