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Fin de querelle entre En Marche! et François Bayrou après "un accord équilibré"

Par Jérémy Jeantet (avec AFP)

Vendredi soir, le président du MoDem a annoncé qu'un accord "solide et équilibré" avait été trouvé avec la République en marche sur les investitures aux législatives.

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Fin de la bataille législative entre le MoDem et En Marche! Après 24h de tension, François Bayrou a annoncé un "accord solide et équilibré" concernant les circonscriptions réservées aux membres de sa formation par le République en marche, après un bureau exécutif tenu par le MoDem.

Le parti du nouveau président élu, Emmanuel Macron, doit encore valider ce projet d'accord ce samedi matin, mais François Bayrou a indiqué avoir fait "des pas en avant sur des questions extrêmement importantes pour l'avenir de la majorité".

Mercredi, Richard Ferrand, secrétaire général d'En Marche! a annoncé une liste de 428 noms des candidats soutenus par le parti pour les législatives. Une liste qui n'avait pas plu à François Bayrou, car elle ne laissait que peu de place aux membres du MoDem.

Le triple candidat à l'élection présidentielle, qui a renoncé à se présenter cette année pour soutenir Emmanuel Macron, a assuré que les frictions ne venaient pas "de problèmes arithmétiques". Il n'a pourtant pas avancé d'autres motivations que les chiffres pour expliquer son courroux : "Est-ce qu'il s'agit d'un parti unique ou d'une majorité présidentielle ? Quel est le point d'équilibré de la majorité ?"

Pour lui, la première liste penchait en effet trop à gauche. Des membres du bureau exécutif du MoDem, Geneviève Darrieussecq et Leïla Aïchi, ont intégré cette liste mercredi soir. François Bayrou a également annoncé qu'une candidate MoDem remplacerait Gaspard Gantzer, conseiller communication de François Hollande, qui a renoncé à son investiture dans la 2e circonscription de l'Ille-et-Villaine.

Si la liste des personnes investies aux législatives avait effectivement un penchant à gauche, le président de la République serait tenté d'équilibrer le rapport de forces en nommant un Premier ministre de centre droit. Les rumeurs vont bon train, alors que le nom de l'heureux désigné devrait être dévoilé lundi, voire dès dimanche, après la cérémonie de passation de pouvoir entre l'ancien et le nouveau chef de l'État. Ceux d'Édouard Philippe et de Sylvie Goulard reviennent notamment de façon régulière.

RTL avait annoncé la conclusion d'un accord de Gouvernement entre Alain Juppé et Emmanuel Macron, prévoyant la nomination d'Édouard Philippe, maire LR du Havre. Tant le maire de Bordeaux que l'entourage du président élu ont fermement démenti cette information. Mais l'appartenance du futur Premier ministre au parti Les Républicains reste d'actualité, ce qui permettrait de convaincre plusieurs parlementaires de centre droit de rallier la majorité gouvernementale. Bruno Le Maire a notamment demandé la nomination d'un membre de sa famille politique à Matignon, lui même étant tout près de franchir le Rubicon et de devenir l'un des premiers soutiens de poids d'Emmanuel Macron à droite.

La République en marche n'a notamment investi aucun candidat, pour le moment, face à Bruno Le Maire, Thierry Solère, Gilles Boyer ou Franck Riester, leur laissant le temps de la réflexion pour se décider, ou non, à se présenter aux législatives sous les couleurs de la République en marche. La nomination d'un Premier ministre de leur bord politique pourrait les inciter à franchir le pas.

Ce qui a le don d'irriter au plus haut point les dirigeants LR, comme Christian Jacob, qui a dénoncé "une attitude de petits politicards".

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