Emmanuel Macron : "C'est bien la France qui organisa la rafle du Vél' d'Hiv"

Emmanuel Macron : "C'est bien la France qui organisa la rafle du Vél' d'Hiv"
Emmanuel Macron le 13 juillet 2017 à Paris © Bertrand Guay / AFP

À l'occasion des commémorations de la rafle du Vél' d'Hiv ce dimanche, le président Emmanuel Macron a réaffirmé que "c'est bien la France qui organisa" ces arrestations et la déportation de milliers de juifs en juillet 1942.

 

Le président de la République Emmanuel Macron a réaffirmé ce dimanche que "c'est bien la France qui organisa" la rafle du Vél' d'Hiv les 16 et 17 juillet 1942, à l'occasion d'un discours prononcé à Paris lors des commémorations du 75e anniversaire de ces arrestations de sinistre mémoire et des déportations de juifs qui s'en suivirent.

Macron veut "que se perpétue le fil tendu en 1995 par Jacques Chirac"

Sous le regard du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu - invité pour l'événement - le chef de l'État a ajouté que "pas un seul allemand" n'avait participé à ce trouble épisode de l'histoire de France, ajoutant qu'il se présentait "ici pour que se perpétue le fil tendu en 1995 par Jacques Chirac". Allusion au fait que ce dernier avait été le premier président de la République à reconnaître la responsabilité du pays dans les persécutions et la déportation des juifs durant la seconde guerre mondiale.

"Il est si commode de voir en Vichy une monstruosité née de rien (...) mais c'est faux", a surenchéri Emmanuel Macron, affirmant que "récemment encore, ce que nous croyions établis par les autorités de la République, sans distinction partisane et avéré par tous les historiens (...) s'est trouvé contesté par des responsables politiques français prêts à faire reculer la vérité". Sans jamais la nommer, le président ciblait clairement, par cette petite phrase, son adversaire lors du second tour de la présidentielle Marine Le Pen, qui avait affirmé en avril dernier que "la France (n'était) pas responsable du Vél' d'hiv".

Le président a par ailleurs tenu à dénoncer "le racisme et l'antisémitisme" et a déclaré - dans une formule qui risque de faire parler et qui n'est pas sans rappeler ce qu'avait dit Manuel Valls au dîner du Crif en mars 2016 - que le pays ne cédera "rien à l'antisionisme car il est la forme réinventée de l'antisémitisme".

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