D. Abad : "Sur les sujets sensibles comme les prisons, Macron reste en retrait"

Damien Abad, vice-président des Républicains et député de l'Ain, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

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Le gouvernement n'est "pas à la hauteur des enjeux" sur la question de la sécurité dans les prisons. C'est le constat de Damien Abad, invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Le député de l'Ain et vice-président des Républicains estime que Nicole Belloubet a "sous-estimé ce problème de société très important, l'a pris à la légère" et, selon lui, "on en paie les conséquences aujourd'hui".

Et ce n'est pas les solutions avancées par le gouvernement, comme une prime aux agressions, qui sont susceptibles de régler le problème, selon Damien Abad : "Ce n’est pas avec des primes aux agressions qu’on va résoudre la sécurité. L’enjeu est de donner des moyens aux surveillants, que l’ordre revienne dans les prisons. Force est de constater que le compte n’y est pas. Les surveillants le disent, ils n’ont plus la capacité d’assurer la paix dans les prisons de France."

Estimant que la Garde des Sceaux s'est "démonétisée" sur le sujet, il "en appelle au Premier ministre et au président de la République" pour que ce problème soit "réglé au plus haut niveau" et regrette la discrétion d'Emmanuel Macron sur les sujets sensibles.

 

 

"On avait un président de la République qui voulait se mêler de tous les dossiers, mais dès qu'il y a un dossier sensible, il se met en retrait, a regretté le vice-président des Républicains. C'était le cas sur Notre-Dame-des-Landes et c'est le cas sur les prisons. On a un président qui fait de la communication à tout-va quand il se montre à Versailles avec des chefs d'entreprise et, quand il s'agit de sujets sensibles, importants aux yeux des Français, on sent une mise en retrait."

Une même discrétion que l'on retrouve chez Laurent Wauquiez, qui peine à se faire entendre depuis son élection à la tête des Républicains. Un peu de patience, répond Damien Abad, qui avance que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes ne "veut pas se faire dicter son agenda" par l'exécutif.

"Laurent Wauquiez n’est pas en retrait, simplement ce n’est pas un commentateur de la vie politique, c’est un acteur", avance Damien Abad, pour qui le patron des Républicains est "en train de s’imposer comme le premier opposant et le premier alternant à Macron".

Écoutez l'interview de Damien Abad, invité politique du Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard

 


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