Pour l'ancien porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, le Gouvernement porte une responsabilité dans les violences qui ont émaillé les cortèges du 1er mai et pense que "c'est une stratégie pour diviser, stigmatiser, prouver que le mouvement est voué aux violences".
Invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat, Olivier Besancenot, membre de la direction du NPA, a réagi aux incidents qui ont eu lieu en marge des défilés du 1er mai."Hier, ce qui était mis en cause, c'est le droit de manifester, a indiqué l'ancien porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste. Quand vous avez un dispositif policier qui s'immisce au sein des manifestations, c'est périlleux pour la sécurité de la manifestation, pour les forces de l'ordre elles-mêmes d'ailleurs, d'autant plus qu'on sait qu'il y a une partie des manifestants qui sont en effet très remontés et très en colère.""La version de ce matin qui consiste à dire que des casseurs sont venus place de la République, ont provoqué les forces de l'ordre, je crois que ce n'est pas tout à fait la version de Nuit Debout, a poursuivi Olivier Besancenot. La version de Nuit Debout, c'est que le Gouvernement a évacué la place de la République en prétextant cela."Pour lui, il s'agit d'une "stratégie" du Gouvernement, "une tentative de stigmatiser, de diviser le mouvement et de faire peur aux gens (...) de prouver que le mouvement est voué aux violences, aux débordements".Malgré cela, il dit rester "très serein" : "Quand il y a quelque chose de si profond, aussi enraciné dans la population comme rejet de la loi Travail, ce mouvement ne s'arrêtera pas."Regardez l'interview d'Olivier Besancenot, membre de la direction du NPA, invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat
Les rubriques Sudradio