Ukraine : "Les enfants, comme les mamans, sont encore sous le choc"

Face à la crise en Ukraine, la solidarité s'organise en France. Claire, après avoir apporté des dons à la frontière entre la Pologne et le pays, a accueilli 10 réfugiés qu'elle a raccompagnés en France au retour de son voyage.

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La solidarité envers les réfugiés venus d’Ukraine s’organise en France et ailleurs dans le monde. (Photo by CESAR MANSO / AFP)

Près de 3 millions de personnes ont fui la guerre en Ukraine, dont plus de 1,4 million d’enfants. La France a annoncé être en capacité d’accueillir au moins 100.000 personnes. Reportage de Clément Bargain.

La solidarité s’organise autour des réfugiés, de nombreux Français prennent d’eux-mêmes des initiatives. C’est le cas de Claire qui habite à Clermont-Ferrand.

 

 

Ukraine : "On a d’abord déposé tous les dons"

Début février 2022, Claire est partie pour la Pologne avec le coffre chargé de dons matériels et alimentaires. "Une fois sur place, j’ai fait trois villes, en Pologne, qui sont proches de la frontière ukrainienne", raconte-t-elle. "On a d’abord déposé tous les dons."

"J’ai notamment rencontré un médecin qui partait, lui, en Ukraine, qui passait la frontière pour aller soigner les blessés. Donc je lui ai donné tous les dons de médicaments."

 

Les enfants "ne laissent personne les approcher"

Après avoir passé quelques jours sur place, Claire est rentrée à Clermont-Ferrand. Elle a ramené avec elle 10 réfugiés, 4 mamans et 6 enfants. "C’est un peu compliqué. Il faut savoir que les enfants, comme les mamans, mais surtout les enfants sont encore sous le choc."

Claire dévoile l’ampleur du traumatisme que représente la guerre en Ukraine : "ils ne laissent personne les approcher".

 

"En l’espace d’une semaine, on est devenus vraiment une famille"

Depuis son retour, elle multiplie les démarches pour les accueillir au mieux. "On est allés voir mon médecin traitant, qui a eu la gentillesse de les accueillir gratuitement", souligne-t-elle. "Je les ai recensés, j’ai contacté la Sécurité sociale pour avoir la CMU, j’ai contacté une assistante sociale, contacté des écoles..."

La solidarité a payé : les mères ukrainiennes ont déjà reçu des offres d’emploi. "En l’espace d’une semaine, on est devenus vraiment une famille. C’est vraiment ça". "Humainement, on prend une claque quand on voit tout ce qu’il se passe. C’est énorme."

 

 

Claire ne compte pas en rester là : dans quelques jours, elle veut retourner en Pologne et proposera de nouveau à des réfugiés d’Ukraine de les accompagner en France.

 

Aurélie

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