Triple canonisation de personnalités françaises à Rome ce dimanche

Place Saint-Pierre, dix bienheureux vont être canonisés par le Pape François. Parmi eux, figurent trois Français, dont Charles de Foucauld.

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Dix canonisations ce dimanche place Saint-Pierre, sous l'égide du pape François. (KHALED DESOUKI AFP)

Place Saint-Pierre, des dizaines de milliers de pèlerins seront présents pour assister à la canonisation de dix bienheureux. Parmi eux, trois Français.

Canonisation : reconnaître des vertus ou un martyr

Y figurent ainsi Charles de Foucauld et deux autres Français : Marie Rivier, qui dévoue sa vie à l’éducation et à l’instruction religieuse, ainsi que César de Bus, fondateur des Pères de la doctrine chrétienne. Pourquoi ces trois Français ont-ils été choisis pour être canonisés ? "C’est un acte solennel par lequel le pape François inscrit un serviteur de Dieu, un homme ou une femme au catalogue des saints, le canon, décrypte Alexandre Meyer, rédacteur en chef du magazine L’1visible. Il sera vénéré dans toute l’Église de Rome. Un procès de canonisation permet de reconnaître ses vertus ou son martyre, comme le père Jacques Hamel. Il est nécessaire que deux miracles soient obtenus par son intercession : une guérison, la survie..."

"C’est la première messe de canonisation ayant lieu place Saint-Pierre depuis 2019, pour des raisons sanitaires." Jean Castex sera d’ailleurs présent pour ce qui pourrait être son dernier déplacement en tant que Premier ministre. "C’est d’ailleurs une tradition républicaine depuis la restauration des relations entre l’Église et la France. Elles avaient été brisées en 1905. La France avait envoyé un ambassadeur exceptionnel pour la canonisation de Jeanne d’Arc."

 

 

Trois nouveaux saints français

"Marie Rivier vient de Montpezat, en Ardèche, explique Alexandre Meyer. Elle a créé plus de 140 écoles de son vivant. Sa congrégation compte aujourd’hui 800 religieuses dispersées dans 19 pays. Elle forme 15.000 élèves rien qu’en France. Marie Rivier mesurait 1,32 m du fait d’une chute faite toute petite. Elle va mettre quatre ans à retrouver l’usage de ses jambes. En pleine tourmente révolutionnaire, les congrégations sont chassées. Elle se dit qu’on ne peut pas laisser les jeunes filles ainsi. César de Bus vient, quant à lui, de Cavaillon. C’est l’apôtre du midi. Il vivait à Avignon, est né en 1544 et va mourir épuisé par son apostolat en 1607. Il a pris son bâton de pèlerin pour catéchiser ce grand sud."

"Charles de Foucauld, l’ermite universel, né en 1858, est mort assassiné en 1916 à Tamanrasset, explique le rédacteur en chef du magazine L’1visible. Saint-Cyrien, c’est un cancre. Il est obèse, dilapide la fortune familiale, organise des orgies dans sa caserne… Converti à Saint-Augustin, à Paris, il sera ordonné prêtre en Ardèche et va mener une vie de frère trappiste. Avant de devenir religieux, lorsqu’il était militaire et cherchait sa vocation, il va devenir géographe. En se faisant passer pour un pèlerin juif, il va ramener énormément de données. Il aimera tellement ces contrées qu'il écrira un dictionnaire touareg-français qui fait toujours autorité."

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