Pour Alexandre Del Valle, l’Europe est le dindon de la farce de la mondialisation

Alexandre Del Valle, géopolitologue et écrivain, co-auteur de "La Mondialisation dangereuse" avec Jacques Soppelsa aux éditions de l’Artilleur, était l’invité d’André Bercoff le mardi 26 octobre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-14h, "Bercoff dans tous ses états".

Alexandre Del Valle
Alexandre Del Valle, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états"

Suprématie chinoise, islamiste rampant, crise sanitaire et économique, mafia, crise de l’environnement. Les maux qui frappent l’Occident ne se comptent plus. Dans un tel contexte, la responsabilité de la mondialisation est engagée par certains. C’est le cas de l’écrivain et géopolitologue Alexandre Del Valle, pour qui "nous sommes ce que certains font", dans ce village global qu’est la mondialisation.

"Les Chinois nous battent sur pratiquement tous les domaines"

"Si on décrit le monde d’une façon lucide, et non pas tel qu’on voudrait qu’il soit, on peut dire qu’il y a un empire anglo-saxon, qui a récupéré une mondialisation qui existe depuis Venise. Sauf que cette mondialisation anglo-saxonne est faite de dérégularisation, de financiarisation, de délocalisation et de désindustrialisation. Ils ont cru que l’Occident pourrait faire vivre le monde de financiarisation tout en délocalisant toute l’industrie lourde en Asie", explique-t-il sur Sud Radio, au micro d’André Bercoff.

Ce dernier rappelle d’ailleurs "l’énorme mépris" des anglo-saxons envers la Chine ou encore l’Inde, estimant qu’elles resteraient à jamais des pays "imitateurs". Sauf qu’entre temps, la Chine et l’Inde se sont autonomisées, elles ont grandi. Et la Chine a sinisé la mondialisation. "La Chine les a pillés technologiquement. Elle a plus d’ingénieurs que nous. Ils sont à la pointe. Ils nous battent sur pratiquement tous les domaines", ajoute Alexandre Del Valle.

L’Europe, protectorat de l’empire américain

Dans ce contexte, l’Europe apparaît comme le dindon de la farce. "Il faut remonter aux origines du mondialisme. Il a été créé par une partie du Deep State américain, et par les multinationales qui voulaient faire admettre la désindustrialisation. Cette mondialisation était là comme un prétexte, pour justifier un impérialisme. Et l’Europe l’a pris à la lettre. Elle est devenue un protectorat de l’empire romain américain. C’est totalement naïf", lance le géopolitologue dans "Bercoff dans tous ses états".

Alexandre Del Valle précise qu’aujourd’hui, certains essaient de se soulever contre cet état de fait. Ou de manifester leur ras-le-bol. "On a les dirigeants qu’on mérite, mais certains peuples essaient de se soulever. C’est le cas en Italie depuis quelques années. Ce fut le cas en Hollande. Et d’une certaine manière, quoi qu’on pense d’Éric Zemmour, c’est une manière de s’opposer à cette mondialisation. Ce que nos dirigeants oublient, c’est qu’ils ne sont pas payés à autre chose que pour défendre le droit à la continuité historique", estime le géopolitologue.

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