Une escalade verbale et militaire entre Washington et Téhéran
Le ton monte brutalement entre les États-Unis et l’Iran. Samedi soir, Donald Trump a exigé la réouverture du détroit d’Ormuz sous 48 heures, menaçant de “frapper et anéantir” les centrales électriques iraniennes.
Réponse immédiate de Téhéran : en cas d’attaque américaine, l’armée iranienne vise désormais des infrastructures stratégiques au Moyen-Orient, notamment énergétiques, numériques et liées à l’approvisionnement en eau.
Ce bras de fer intervient alors que le conflit, déclenché le 28 février par une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël, entre dans sa quatrième semaine.
Frappes en Israël et au cœur de Téhéran
Sur le terrain, les combats se poursuivent et s’intensifient. Dimanche à l’aube, l’armée israélienne affirme mener des frappes “au cœur de Téhéran”.
En parallèle, plusieurs explosions ont été entendues à Jérusalem après des alertes aux missiles iraniens.
La veille, l’Iran a frappé deux villes du sud d’Israël :
- À Dimona, une zone résidentielle proche d’un centre nucléaire a été touchée, faisant une trentaine de blessés
- À Arad, 84 personnes ont été blessées, dont 10 grièvement
“C’est une soirée très difficile dans la bataille pour notre futur”, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le spectre nucléaire refait surface
Le conflit prend désormais une dimension particulièrement inquiétante : celle des infrastructures nucléaires.
L’Iran affirme avoir visé Dimona en réponse à une frappe contre son site nucléaire de Natanz. Si aucune fuite radioactive n’a été détectée selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), son directeur appelle à une “retenue militaire maximale”.
Dans un contexte déjà explosif, le risque d’un accident nucléaire, même limité, inquiète la communauté internationale.
Le conflit s’étend au Golfe
La guerre déborde désormais largement des frontières israélo-iraniennes.
Dimanche, trois missiles balistiques ont visé la région de Riyad, en Arabie saoudite. Les Émirats arabes unis et l’Irak ont également été touchés par des attaques de drones ou de missiles.
Objectif de Téhéran : déstabiliser les infrastructures énergétiques et peser sur l’économie mondiale.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions économiques
Le blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole et le gaz, fait craindre une crise énergétique mondiale.
Un incident maritime a été signalé dimanche près des côtes des Émirats arabes unis, où un projectile a explosé à proximité d’un navire commercial.
Face à la situation, une vingtaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni et le Japon, se disent prêts à intervenir pour sécuriser la zone.
La Commission européenne appelle déjà à adapter les stratégies énergétiques pour faire face à la flambée des prix.