L'UE envisagerait de durcir la réglementation sur l'immigration, selon Tony Blair

Les responsables européens seraient prêts à durcir les règles d'immigration afin de garder le Royaume-Uni dans le bloc européen, affirme Tony Blair.
L'ancien ministre britannique Tony Blair © Andrew Biraj / AFP

Les responsables européens seraient prêts à durcir les règles d'immigration afin de garder le Royaume-Uni dans le bloc européen, affirme Tony Blair.

Les rapports entre l'UE et le Royaume-Uni n'ont jamais été un long fleuve tranquille, c'est le moins que l'on puisse dire. D'autant que la récente approbation populaire du Brexit, sur fond de crise migratoire, a jeté un voile d'incertitude quant à l'avenir des pourparlers. Mais alors que l'heure est aux négociations sur la sortie britannique de l'Union, de nouveaux éléments laissent entrevoir des discussions futures qui pourraient remettre en cause le processus.

"L'élection de Macron a changé la dynamique européenne"

Selon l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, l'Union européenne - du moins certains de ses dirigeants - seraient en effet prête à opérer un durcissement des règles d'immigration, s'alignant sur les doléances du Royaume-Uni afin de garder ce dernier en son sein. "Les responsables européens, d'après les discussions que j'ai eues, sont prêts à envisager des changements pour aller dans le sens du Royaume-Uni y compris sur la liberté de circulation", a ainsi déclaré l'ancien pensionnaire du 10 Downing Street dans un article publié sur le site internet de l'institut qui porte son nom (Tony Blair Institute for Global Change). Le travailliste, qui a régné sur le Royaume britannique entre 1997 et 2007, a toutefois déploré que "cette option était exclue" à l'heure actuelle.

La liberté de circulation au sein de l'espace Schengen, qui implique l'impossibilité pour les autorités britanniques de réguler les flux migratoires, a été l'un des facteurs déterminants ayant conduit à la victoire du "Oui" lors du référendum sur le Brexit le 23 juin 2016. La sortie de l'UE avait été plébiscitée par les Britanniques en dépit d'un renforcement du "statut spécial" du Royaume-Uni, obtenu 4 mois avant le scrutin par David Cameron. Des mesures manifestement jugées insuffisantes par le peuple et sanctionnées par les urnes.

Tony Blair a par ailleurs affirmé que "la victoire d'Emmanuel Macron" (à la présidentielle française) avait "changé la dynamique de l'Europe". "L'examen rationnel des options inclurait judicieusement celle de négocier avec le Royaume-Uni son maintien au sein d'une Europe prête à se réformer et faire la moitié du chemin vers nous", a-t-il poursuivi, ajoutant que "les réformes (étaient) désormais au programme de l'Europe".

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