Guerre en Ukraine : "Les Ukrainiens sont exemplaires de courage"

Alors que l'invasion russe en Ukraine se poursuit, certains ressortissants Français ne veulent pas quitter le pays.

Ukraine
Des soldats des forces militaires ukrainiennes en première ligne avec des séparatistes soutenus par la Russie près du village de Novognativka, dans la région de Donetsk. (Anatolii STEPANOV / AFP)

En Ukraine, certains ressortissants français ne veulent pas quitter le pays. Tel Jacky Clairbaux, dont l’épouse est Ukrainienne, qui habite à Jitomir, à 150 km à l’ouest de Kiev.

Guerre en Ukraine : "Les Ukrainiens résistent"

"Ce n’est pas un village, mais une ville de 200.000 habitants, explique-t-il. Depuis samedi, nous nous sommes réfugiés dans un village du sud-ouest pour éviter les combats. C’est quand même dur de vivre avec les avions de chasse et les tanks dans les rues."

"Mais les Ukrainiens résistent. Ils sont exemplaires de courage, hommes et femmes, souligne-t-il. C’est quelque chose qui me surprend. C’est vraiment exceptionnel." Une ville aussi éloignée à l’ouest de Kiev est-elle aussi concernée par les combats ? "Oui, car Jitomir est une ville de garnison de l’armée de terre. Non loin de la ville se trouvent une base aérienne de l’armée et un aérodrome civil. Hier, la gare a été attaquée à plusieurs reprises."

 

"Les Ukrainiens ont retiré tous les panneaux de signalisation"

"La première chose qu’on fait le matin est d'allumer la télévision, pour voir si Kiev tient et si le président Zelensky est toujours en vie, explique Jacky Clairbaux. On vit avec la guerre, minute après minute. Nous sommes fatigués. On a le cœur qui saigne pour toute l’Ukraine. Les Ukrainiens annoncent 4.300 morts russes. Les jeunes Russes confirment qu’ils étaient en Biélorussie pour un entraînement. Les Ukrainiens ont retiré tous les panneaux de signalisation pour qu’ils se perdent. Et apparemment cela marche car ils n’ont pas de GPS sur leurs engins blindés ! La désorganisation est grande côté russe."

"Cette nuit, le maire disait de faire des quarts dans les familles, de veiller et de se réfugier quand il y a des tirs et des bombardements", explique Jacky Clairbaux. Pourquoi être resté ? "Mon épouse est Ukrainienne. Nous sommes avec la petite amie d’un Français. Nous sommes allés dans une ferme auberge d’un petit village. Même dans ce village, les paysans ont monté des chicanes en béton pour empêcher les chars de passer. La nuit, c’est black out complet." Comment aide-t-il les Ukrainiens ? "Nous nous sommes portés volontaires avec la Croix Rouge. J’essaie de publier sur les réseaux sociaux et d’organiser des liens pour accueillir les réfugiés. Je me soucie de protéger les femmes, et en même temps ce sont elles qui me portent. On va faire face avec la peur un peu au ventre."

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