Faut-il déployer des Casques bleus en Ukraine ?

Le fondateur de l’Association Internationale des Soldats de la Paix vient de rencontrer le Secrétaire général adjoint des Nations unies.

Comment est menée l’opération des anciens Casques bleus pour proposer une aide humanitaire en Ukraine ?

D’anciens Casques bleus sur toutes les frontières

"Nous mobilisons tout notre réseau, détaille Laurent Attar-Bayrou, ancien Casque bleu, fondateur de l’Association Internationale des Soldats de la Paix (AISP). Nous avons à peu près 100.000 adhérents dans une vingtaine de pays. Notamment en Ukraine. Nous avons pris de leurs nouvelles et les soutenons tous les jours."

"Nous avons aussi d’anciens Casques bleus sur toutes les frontières : polonaise, slovaque, hongroise et roumaine, poursuit-il. Cela permet d’accueillir les réfugiés, de venir en aide. Derrière, nous nous sommes mobilisés pour organiser des convois d’aide humanitaire."

 

Constituer une force d'observation

Avec dix millions de réfugiés, où sont les priorités ? "Vous avez les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur de l’Ukraine, décrypte Laurent Attar-Bayrou. Ces personnes ne savent plus quoi faire. Il faut sortir la population, mais avant tout arrêter cette guerre qui n’a pas lieu d’être. Sur un plan plus diplomatique, je rentre de New York où j’ai déposé une lettre au Secrétaire général des Nations unies chargé du maintien de la paix, de la part de nos frères Ukrainiens. Elle appelle à la constitution d’une force d’observation des Nations unies."

Demande-t-il le déploiement d'une force de Casques Bleues sur le terrain ? "Tout à fait. Dans un premier temps des observateurs. L’OTAN ne peut pas intervenir, l'Union européenne non plus. Seule une force internationale des Nations unies le pourrait. La première chose qui aurait dû être faite était la mise en place de couloirs humanitaires pour permettre l’extraction des civils et le passage des convois."

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