Corée du Nord : les États-Unis menacent Pyongyang, Séoul renforce ses défenses

Kim Jong-Un, dictateur de la Corée du Nord (©STR)
Kim Jong-Un, dictateur de la Corée du Nord (©STR)

En procédant à un nouvel essai nucléaire ce week-end, la Corée du Nord s’est attirée les foudres de la communauté internationale. La Corée du Sud tire la sonnette d’alarme et renforce ses défenses.

La guerre de Corée va-t-elle reprendre de plus belle, plus de 60 ans après le conflit militaire qui a ensanglanté la péninsule asiatique de 1950 à 1953 ? Quoi qu’il en soit, la Corée du Nord développe à vitesse grand V son programme d’essais nucléaires, avec un nouveau test pratiqué ce week-end. Un test qui fait énormément réagir ce lundi au sein de la communauté internationale. Après cet essai, le président américain Donald Trump s'est ainsi entretenu au téléphone avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe. "Le président Trump a réaffirmé l'engagement des États-Unis à défendre notre patrie, nos territoires et nos alliés en utilisant la gamme complète des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires dont nous disposons", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

La Chine fait part de "ses sévères remontrances"

Si les États-Unis agitent la menace d’une réplique militaire de grande ampleur contre Pyongyang, c’est la communauté internationale dans son ensemble qui condamne cet essai nucléaire, d’une portée sans précédent (la Corée du Sud estimant la puissance de cet essai à 50 kilotonnes, soit cinq fois plus que le précédent essai et trois fois plus que la bombe atomique ayant ravagé Hiroshima en 1945). "Nous désapprouvons fortement l'essai nucléaire effectué par la Corée du Nord. Nous insistons sur le fait que (les tensions dans la péninsule coréenne) ne peuvent être résolues que par des moyens pacifiques et un dialogue direct de toutes les parties concernées", ont notamment indiqué les dirigeants des puissances émergentes des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) dans une déclaration commune lors d'un sommet à Xiamen (sud de la Chine). Alors que le régime nord-coréen dépend économiquement du soutien de la Chine, Pékin a fait part de "ses sévères remontrances auprès de la personne responsable de l'ambassade de la Corée du Nord en Chine", à en croire Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise. "La Chine s'oppose au développement par la Corée du Nord de son programme nucléaire et balistique et nous sommes engagés dans la dénucléarisation de la péninsule. Cette position est bien connue et (Pyongyang) la connaît également parfaitement bien", a-t-il ajouté lors d'un point presse.

La Corée du Sud renforce le bouclier Thaad américain

De son côté, la Corée du Sud assure que des signes que Pyongyang "prépare un nouveau tir de missile balistique sont détectés avec constance depuis le test de dimanche". En conséquence, Séoul et Washington vont déployer davantage de défenses antimissiles dans le cadre du bouclier Thaad. "Quatre lanceurs restants seront prochainement déployés de façon temporaire au travers de consultations entre la Corée du Sud et les États-Unis pour contrer les menaces nucléaire et balistique grandissantes du Nord", a indiqué dans un communiqué le ministère de la Défense sud-coréen, alors même que le déploiement de ce bouclier antimissile américain provoque la colère de la Chine.

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