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Retraites : "C'est possible de gagner contre la réforme !" estime Julien Bayou (EELV)

Par Aurélie Giraud

Julien Bayou, député EELV de Paris, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

Julien Bayou climat
Julien Bayou, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 23 juin, dans “L’invité politique”.

Nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites. La rue peut-elle faire changer les choses ? Julien Bayou a répondu aux questions de Patrick Roger.

Retraites : "Je souhaite que nous gagnions et c'est possible de gagner !"

Les syndicats veulent une France à l'arrêt. Julien Bayou "soutient pleinement cette idée" et "salue le niveau exceptionnel de cette intersyndicale qui mène la mobilisation avec brio". Le député "appelle le plus grand nombre à bloquer, faire grève ou soutenir par procuration. Un petit salut aux manifestants, quelques euros aux caisses de grève. On se bat pour l'ensemble de la population". Il appelle également les jeunes à manifester, "de la manière la plus festive". Il dénonce "une réforme injuste, injustifiée et dogmatique. Une réforme quoi qu'il en coûte, dont 90% du monde du travail ne veut pas". "C'est transformer les deux meilleures années de retraite en les deux pires années de travail".

"Je souhaite que nous gagnions et c'est possible de gagner !" affirme Julien Bayou. Il rappelle qu'en 2006, pour le contrat première embauche, tout le processus législatif avait abouti. "La mobilisation a été tellement forte, que malgré la promulgation au JO (Journal Officiel), le gouvernement a dû reculer. Voilà ce que j'espère ! Mieux, ça ne doit pas être l'aboutissement mais le début de la construction d'une alternative pour le pays". "Non seulement gagner évite de voler deux ans aux gens mais aussi construire une alternative et qu'on s'intéresse enfin à l'essentiel. Le dérèglement climatique est engagé, les plus vulnérables sont touchés et ce gouvernement ne fait rien pour les protéger".

"On parle de quelques jours de galère pour éviter deux ans de précarité"

Julien Bayou déplore la "brutalité extrême de la part de ce gouvernement à vouloir avoir raison contre tout le monde". "Bien sûr qu'il y a des choses à revoir, c'est d'ailleurs un beau projet, comme celui de partir à la retraite en bonne santé". "Ce gouvernement a refusé toutes les alternatives. Nous avons proposé des dizaines de pistes de financement pour faire autrement que cet impôt sur la vie des gens. Ils ont refusé !" Il n'y a selon lui "aucune brutalité" dans le bocage du pays. "On parle de quelques jours de galère pour éviter deux ans de précarité. C'est ça la réalité".

Il reproche au gouvernement d'avoir "menti à la face de la représentation nationale en laissant entendre que toute le monde toucherait 1.200 euros". Pour lui, "ce gouvernement s'entête, ce n'était pas son mandat. Emmanuel Macron n'a pas été élu pour faire ça. J'ai voté pour lui au deuxième tour, mais je n'ai pas voté pour ça, j'ai voté contre l'extrême droite. Au soir de l'élection Emmanuel Macron a dit 'ça m'oblige, je ne suis pas le président d'un camp mais de tous les Français'. Il y a plus urgent, comme la sécheresse !" "Des pays scandinaves ont expérimenté cette réforme. L'artisan lui-même de la réforme a supplié Macron de ne pas le faire !"

 

 

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger.

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