PS : "Halte au feu, il faut retrouver la raison !" réclame Boris Vallaud

Boris Vallaud, député PS des Landes et président du groupe PS à l'Assemblée nationale, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

Boris Vallaud
Boris Vallaud, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 24 novembre, dans “L’invité politique”.

Élection au PS sur fond de crise, réforme des retraites, inflation : Boris Vallaud a répondu aux questions de Patrick Roger.

"La disparition du PS n'est pas une option !"

La tempête souffle sur le PS. Nicolas Mayer-Rossignol refuse toujours de reconnaître la victoire d'Olivier Faure, réélu de justesse premier secrétaire du PS face à Nicolas Mayer-Rossignol et Hélène Geoffroy. Boris Vallaud, soutien d'Olivier Faure, confie être "triste de ce spectacle affligeant que nous donnons au moment de se mobiliser sur des causes plus grandes que nous".  "Je suis président d'un groupe avec des soutiens des deux candidats qui travaillent en bonne intelligence ensemble depuis 6 mois" souligne le député. "Halte au feu ! Il faut retrouver la raison, de l'écoute les uns pour les autres".

"Les votes ont mis Olivier Faure devant Nicolas Mayer-Rossignol de façon assez significative. Les accusations de fraude sont condamnables d'on qu'elles viennent". Pour Boris Vallaud, "Olivier Faure a la légitimité pour conduire ce qui doit être un collectif. Nous devons nous rassembler, travailler ensemble. C'est ce que nous demandent les militants". "Il faut qu'on soit impliqués pour faire du PS ce qu'il n'aurait jamais dû cessé d'être. Au service des classes moyennes et populaires au moment où elles vont passer à la caisse des réformes du gouvernement". "La disparition n'est pas une option ! ajoute-t-il. Ce serait irresponsable et dangereux".

 

Réforme des retraites : "C'est un impôt sur la vie des gens"

Réforme des retraites : le gouvernement est d'accord pour discuter et aménager, mais pas pour toucher au recul de l'âge de départ à 64 ans. Boris Vallaud dénonce "le côté forcené d'Emmanuel Macron". Qui est aussi "capable de dire une chose et son contraire". "J'entends le front syndical à l'unisson dire non, la gauche à l'unisson dire non. Les socialistes tous ensemble disent non à cette mesure âge. Les Républicains pour un certain nombre d'entre eux ne sont pas prêts à soutenir cette réforme et même dans la majorité il y a des doutes". "C'est un impôt sur la vie des gens, c'est ça la réalité !"

"Affirmer que sans la réforme c'est la faillite des retraites, c'est un mensonge", estime le député. "Le président du Conseil d'Orientation des Retraites (COR) a affirmé qu'il n'y a pas de dérive immaîtrisée ni de péril imminent". Boris Vallaud accuse le gouvernement de délivrer des fake news sur le sujet et "d'avoir une lecture partielle et partiale d'un certain nombre de documents, notamment des rapports du COR". "Le gouvernement se refuse à faire payer ceux qui en auraient les moyens. Après le quoi qu'il en coûte, il va en coûter aux classes populaires, aux classes moyennes, aux séniors et aux femmes".

 

 

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