Ocean Viking : "52% des Africains de 18-25 ans veulent venir en Europe" affirme Marion Maréchal

Marion Maréchal, vice-présidente exécutive de Reconquête et co-fondatrice de l'ISSEP, était l'invitée de “L’invité politique” sur Sud Radio.

Marion Maréchal 0céan Viking
Marion Maréchal, interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio, le 15 novembre, dans “L’invité politique”.

Ocean Viking, migrants, sécurité, laïcité, mixité scolaire, avenir de Reconquête : Marion Maréchal a répondu aux questions de Patrick Roger.

Ocean Viking : "52% des Africains de 18-25 ans veulent venir en Europe"

Marion Maréchal s'est rendue à Toulon avec Éric Zemmour vendredi 11 novembre pour dénoncer l'accueil de l'Ocean Viking. Qui représente selon elle, "une double faute politique de la part du gouvernement. À l'égard de la France, puisque le gouvernement ouvre une nouvelle voie de passage aux migrants clandestins alors que nous en avions déjà un certain nombre". Elle souligne que "nous sommes passés à 8 milliards d'êtres humains sur terre. Un peu plus d'1 milliard en Afrique, et environ 50O millions en Union européenne. 52% des 18-25 ans vivant en Afrique veulent venir en Europe, affirme-t-elle. Avec ce phénomène démographique insoutenable et la volonté massive de venir en Europe, c'est irresponsable d'envoyer un nouveau signal".

"La seconde faute politique de situe à l'égard de l'Italie, ajoute Marion Maréchal. Le gouvernement a fait preuve d'un certain mépris à l'égard de Georgia Meloni, qui n'a fait que répondre à la volonté démocratique du peuple italien avec un blocus naval. Mais surtout, au moment où le pseudo couple franco-allemand bat de l'aile, où l'Allemagne démontre qu'elle joue solo sur les affaires de défense, énergétiques, il faudrait réfléchir à se rapprocher de l'Italie. Pour avoir un partenaire sur lequel s'appuyer pour engager enfin un rapport de force avec la Commission européenne et rééquilibrer le jeu avec l'Allemagne au sein de l'Union européenne. Notamment sur les flux migratoires".

 

"Il existe une professionnalisation de la filière qui organise les passages à travers la Méditerranée"

Marion Maréchal revient sur le rôle de l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex. "L'objectif était de garantir l'imperméabilité des frontières. Or, la Commission européenne fait aujourd'hui de Frontex un organisme qui a vocation à contrôler que les États respectent les droits fondamentaux des migrants au lieu d'empêcher les clandestins d'arriver sur le territoire". Elle dénonce ainsi un "problème de fond". La France devrait, selon elle, "travailler avec l'Italie notamment pour que Frontex soit utilisé avec un objectif clair de protection de nos frontières". "L'année dernière en Italie, 90.000 personnes sont entrées, rappelle Marion Maréchal. Des migrants qui, pour la plupart, finiront en France".

Marion Maréchal dénonce "une professionnalisation de la filière qui organise les passages à travers la Méditerranée. Christophe Castaner, ancien ministre d'Emmanuel Macron, parlait même de collusion entre les ONG humanitaires et les trafiquants d'êtres humains en Libye. C'est un système de criminalité organisée très rentable, qui amène à leur perte des centaines de milliers de personnes, traitées de manière monstrueuse lorsqu'elles arrivent sur le territoire libyen".

 

Marion Maréchal : "95% des déboutés resteront sur le territoire français"

Que faire ? "On peut verrouiller un certain nombre de choses, assure Marion Maréchal. Donner des objectifs clairs à Frontex. Mais aussi ramener les bateaux de clandestins sur les ports d'origine. Des politiques nationales doivent également être mises en place pour casser la dimension incitative. Comme le droit du sol, les mécanismes d'obtention de nationalité trop laxistes, les aides sociales qui font qu'une fois arrivé en tant que clandestin, vous êtes largement pris en charge par le contribuable français".

Concernant le suivi des migrants arrivés à Toulon, Marion Maréchal attend que "le droit soit respecté". "Mais ce qui va se passer, c'est qu'ils feront tous une demande d'asile. Une partie seront probablement déboutés mais in fine, 95% des déboutés resteront sur le territoire français, dénonce-t-elle. Car nous avons un système aberrant sur le plan juridique qui fait que même débouté, vous avez le droit à recours sur recours. Et in fine, nous nous heurtons le plus souvent au refus des pays d'origine de récupérer leur population". "Aujourd'hui, la France est dans une situation sécuritaire, identitaire, culturelle et financière qui ne nous permet plus de les accueillir".

 

 

 

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