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Iran-Israël : la France appelle à "la désescalade et la retenue", rappelle Jean-Noël Barrot

Par Adélaïde Motte

Israël-Iran : la France appelle à "la désescalade et la retenue", selon Jean-Noël Barrot, Ministre délégué  chargé de l'Europe. Il était “L’invité politique” sur Sud Radio.

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Jean-Noël Barrot interviewé par Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio, le 19 avril 2024, dans “L’invité politique”.

Contre-attaque d'Israël contre l'Iran, réindustrialisation de l'Europe, violence des mineurs, sécurisation de l'espace numérique : Jean-Noël Barrot, Ministre délégué  chargé de l'Europe, a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

"L'attaque de l'Iran le week-end dernier est inacceptable"

Jean-Noël Barrot affirme que "dans la nuit de samedi à dimanche soir, l'Iran a franchi un palier supplémentaire" et rappelle à plusieurs reprises que "la position de la France c'est d'appeler tous les partenaires à la désescalade." Même si "Israël est en droit de se défendre dans le respect du droit international et le droit humanitaire", "le mot d'ordre c'est la désescalade et la retenue." Il maintient ainsi que "l'attaque de l'Iran le week-end dernier est inacceptable" et que la France a "condamné cette attaque." Quant à la reconnaissance d'un État palestinien, "il n'y a pas de tabou sur cette question", et la France est prête à en discuter "le moment venu, dans le cadre d'un processus de paix structuré et organisé."

Pourquoi la France n'intercepte-t-elle pas les missiles russes comme elle intercepte ceux qui visent Israël ? "Les interceptions au Proche-Orient n'ont rien à voir", affirme Jean-Noël Barrot, qui rappelle que "la France et l'Europe ont apporté un soutien colossal à la résistance ukrainienne." "La France a livré des canons Caesar, des Scalps, nous avons décidé l'an dernier de faciliter la résolution européenne de paix." La France a également affirmé que son soutien "s'inscrirait dans la durée et serait aussi intense que nécessaire." "L'Union européenne a décidé de sanctions à l'encontre des intérêts russes, nous en sommes à négocier le quatorzième paquet de sanctions, à renforcer les sanctions de l'Iran qui participe à aider la Russie dans son agression de l'Ukraine." Quant au soutien militaire, Jean-Noël Barrot estime qu'il faut que "l'Europe puisse se doter des moyens de financer durablement la résistance ukrainienne", tout en reconnaissance que "nous avons pris la mauvaise habitude de nous approvisionner à l'extérieur de l'Union européenne."

"Il y a un risque que l'économie européenne décroche"

L'Europe doit aussi se tourner vers la réindustrialisation pour éviter le décrochage de son économie. "Il y a un risque que l'économie européenne décroche", avertit-il, rappelant l'urgence de "nous doter d'une politique industrielle en Europe." La France tient une position importante dans ce processus et a même remporté une "victoire" puisque "les 27 dirigeants se sont ralliés aux positions françaises." La réindustrialisation peut être réalisée "en réorientant l'épargne des européens vers cette industrie d'avenir. Il faut que les tuyaux soient branchés sur l'industrie européenne."

Pour se réindustrialiser, "l'Europe doit sortir de la naïveté et de l'innocence, nous devons imposer de la réciprocité." Jean-Noël Barrot rappelle ainsi que "nous nous sommes donnés des lois européennes qui permettent à la commission d'ouvrir des enquêtes." Pour poursuivre cette réindustrialisation, qui voter aux élections européennes ? "Je ne vois qu'une seule candidature susceptible de la faire, c'est celle de Valérie Hayer et de sa liste Besoin d'Europe."

Violences des mineurs : "le principe c'est celui de la responsabilisation des parents"

Jean-Noël Barrot estime que le Grenelle sur les violences des mineurs est une bonne mesure car, sur ce sujet important et sensible, "il me semble important qu'il puisse y avoir cette phase de consultation rapide." "Nous avons besoin d'un sursaut civique, le civisme fait partie des annonces de Gabriel Attal." L'enjeu est de rappeler chacun à ses responsabilités, "sans quoi les sanctions tombent." Quelles sanctions ? Est-il question de pénaliser financièrement les parents, par exemple en leur retirant les allocations familiales ? "Le principe c'est celui de la responsabilisation des parents, c'est une discussion qui va avoir lieu dans ces huit semaines." Il est aussi question de proposer des "internats pour accueillir ces jeunes en question", qui seront imposés "par toutes les voies législatives et réglementaires." Quant à la responsabilité pénale des mineurs "c'est un sujet qu'on doit aborder avec la main tremblante." En somme, "on ne peut pas prendre un certain nombre de positions sans les avoir discuté avec l'ensemble des parties prenantes."

La France doit aussi s'attaquer à de nombreux enjeux liés à l'espace numérique. Pour cela, "on vient d'adopter la loi pour sécuriser l'espace numérique." Elle va notamment "permettre de bannir ceux qui ce sont rendus coupables de cyberharcèlement", explique Jean-Noël Barrot qui rappelle que cela "a été le cas pendant les émeutes." Cette loi permettra également de s'attaquer aux ravages de la pornographie sur les mineurs et instaure l'idée "qu'on ne puisse plus s'inscrire sur un réseau social sans que l'âge ait été vérifié". La bataille se mènera aussi en "accompagnant les parents dans leur propre accompagnement des enfants."

 

 Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h30 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jean-Jacques Bourdin

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