Le Moyen-Orient est entré dans sa troisième semaine de guerre ouverte après les frappes coordonnées israélo-américaines contre l’Iran lancées le 28 février. Dans la nuit de samedi à dimanche, de nouvelles attaques et menaces ont été signalées dans le Golfe, tandis que les combats se poursuivent au Liban et que les tensions restent extrêmement élevées entre Israël et les forces alliées de Téhéran.
Les États-Unis ont mené de nouvelles frappes contre l’île de Kharg, principal terminal d’exportation de pétrole iranien. Washington affirme avoir « détruit » plusieurs infrastructures militaires sur ce site stratégique situé dans le Golfe.
Nouvelles frappes stratégiques des Etats-Unis
Le président américain Donald Trump a menacé de nouvelles attaques si Téhéran continue de perturber la navigation dans le détroit d’Ormuz, un passage par lequel transite une grande partie du pétrole mondial. Il appelle désormais les alliés occidentaux et asiatiques à déployer des navires pour sécuriser cette route maritime cruciale. L’Iran, de son côté, refuse tout cessez-le-feu et promet une riposte élargie contre les intérêts américains et israéliens dans la région.
Ripostes iraniennes dans les pays du Golfe
Depuis le début du conflit, l’Iran a multiplié les frappes de missiles et de drones contre plusieurs États du Golfe, accusés d’héberger des forces américaines. Des attaques ont été signalées aux Émirats arabes unis, au Koweït et dans d’autres installations énergétiques régionales. Les tensions sur les marchés de l’énergie se sont immédiatement répercutées sur les prix du pétrole, tandis que certaines opérations de chargement ont été suspendues dans la région.
Le Liban plongé dans une crise humanitaire
Parallèlement, le front libanais reste l’un des plus meurtriers. Les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah se sont intensifiés depuis le début du mois de mars. Selon les autorités libanaises, plus de 800 personnes ont été tuées dans les bombardements israéliens depuis le 2 mars, et près d’un million d’habitants ont été déplacés. Ce samedi, une frappe israélienne contre un centre de soins dans le sud du Liban a tué douze membres du personnel médical. Les autorités libanaises et des organisations internationales dénoncent une violation du droit humanitaire, tandis que l’armée israélienne accuse le Hezbollah d’utiliser des infrastructures civiles.
Malgré les appels à la désescalade de plusieurs pays européens et régionaux, aucune médiation n’a pour l’instant permis d’ouvrir des négociations. L’Iran continue de menacer les installations américaines dans la région tandis que Washington et Israël affirment vouloir poursuivre les opérations militaires. Dans ce contexte, la situation reste extrêmement volatile et pourrait évoluer rapidement dans les prochaines heures, notamment autour du détroit d’Ormuz, dont la sécurité est désormais au cœur des enjeux stratégiques du conflit.