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Agriculture : "La principale menace est le dérèglement climatique" affirme Marc Fesneau

Par Aurélie Giraud

Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, était “L’invité politique” sur Sud Radio.

Marc Fesneau
Marc Fesneau, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 22 mai, dans “L’invité politique”.

Agriculture, hausse des prix, rémunération des agriculteurs et des éleveurs, sécheresse, réforme des retraites : Marc Fesneau a répondu aux questions de Patrick Roger.

Agriculteurs : "Si on ne les rémunère pas au prix qu'ils coûtent, à la fin il n'y aura plus d'agriculture"

Parmi les priorités du secteur de l'agriculture, "c'est qu'il y ait des éleveurs sur le territoire, qu'ils soient rémunérés et qu'ils ne soient pas stigmatisés". L'agriculture française est-elle menacée de disparition ? "La principale menace est le sujet du dérèglement climatique", affirme Marc Fesneau. "Parce que ça vient mettre en tension un système et perturber nos modes d'organisation agricole. Il faut également faire en sorte que la compétitivité de la ferme France soit restaurée. Mais nous avons des agriculteurs très bien formés, techniquement très au point". "On est à leur côté au niveau de l'État pour les accompagner dans la transition écologique". Le ministre croit par ailleurs "à un attachement des Français à l'agriculture".

Pour contrer la hausse des prix notamment dans l'alimentaire, de nouvelles négociations commerciales doivent être engagées. "La porte a été ouverte avec l'acceptation d'un certain nombre de grands groupes agro-alimentaires pour qu'il puisse y avoir des renégociations commerciales", explique Marc Fesneau. "Il faut être vigilant sur la question des prix et ne pas être démagogues". "Si on ne veut pas rémunérer les agriculteurs et les produits agricoles au prix qu'ils coûtent, à la fin il n'y aura plus d'agriculture". "Il faut construire le prix alimentaire d'abord par le prix agricole, pour ne pas faire vendre à perte le milieu agricole. Personne ne s'est jamais inquiété d'une déflation sur les produits agricoles. Tous les ans, les agriculteurs et les industries agro-alimentaires perdaient de la valeur et c'était poussé par certains grands distributeurs".

Retraites : "Si la proposition de loi LIOT était votée, au bout, elle serait jugée inconstitutionnelle"

Le groupe LIOT veut abroger la réforme des retraites lors d'un vote à l'Assemblée nationale le 8 juin. L'ancien ministre des relations avec le Parlement reconnaît qu'il "faut un débat au Parlement". Pour autant, "il n'appartient à personne, ni au gouvernement, ni au groupe LIOT, de déterminer le choix des parlementaires". Marc Fesneau trouve "originale l'idée que parce que le texte vient du groupe LIOT, il serait intouchable. Qu'il n'y aurait pas d'amendement et qu'on ne pourrait pas discuter de sa constitutionnalité au regard de l'article 40". "Se faire faire un grief de refus de débat par le président de ce groupe est original. L'opposition y compris du groupe LIOT a déposé 20.000 amendements sur le texte des retraites", rappelle-t-il.

"Il faut remettre les idées en place : on ne peut pas être dans un pays qui s'affranchit allègrement pas après pas de toutes les règles de droit". D'après le ministre, "si ce texte était voté, au bout, il serait jugé inconstitutionnel". "Ce n'est pas parce que c'est voté que c'est constitutionnel". "La seule question est 'comment financent-ils le système de retraites ?' Certains ont des éléments de réponse, ça veut dire qu'ils n'ont pas de réponse". "La seule question est l'équilibre du système de retraites", insiste-t-il. "Si on n'est pas capable, on ment aux citoyens français. Et en démocratie, la pire des choses c'est de mentir".

 

 

 

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