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Législatives : et maintenant ?

Par Jean Baptiste Giraud

Alors que les résultats du RN sont en retrait par rapport aux prévisions, le NFP a obtenu une majorité relative à ces élections législatives.

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Le Premier ministre Gabriel Attal s'exprime au soir des résultats du second tour des législatives, le 7 juillet 2024 à Paris (Ludovic MARIN - AFP)

Au lendemain des résultats des élections législatives, que va-t-il se passer ? Emmanuel Macron va-t-il accepter la démission de Gabriel Attal ? Sur le terrain, quelles réactions ?

Le RN premier parti de France

Yoann Gillet, député RN sortant, a été réélu dans le Gard. Le RN est crédité de 143 députés. Une déception, alors qu’une vague énorme était annoncée ? "C’est la conséquence du mode de scrutin, estime-t-il. Je rappelle quand même qu’hier, nous avons fait plus de 10 millions de voix. Nous sommes le premier parti de France. L’union de la gauche a obtenu 8 millions de voix, la Macronie 7 millions."

"En nombre de voix, nous sommes très largement en tête. Nous avons été seuls contre tous, face à une alliance contre nature, de l’extrême gauche jusqu’à la Macronie." Comment expliquer ce résultat surprise, loin d’une majorité relative ? "Le mode de scrutin est ce qu’il est. Nous doublons notre nombre de députés, et à plus de 45% dans un très grand nombre de circonscriptions en France. Nous allons y arriver, nous sommes l’alternance. On peut avoir Jordan Bardella à Matignon et Marine Le Pen à l’Elysée."

Législatives : majorité relative pour le NFP

De son côté, le NFP arrive en tête avec une majorité relative. "C’est une nouvelle page qui s’ouvre, même si nous n’avons pas de majorité absolue, estime à l’inverse Alma Dufour, député LFI sortante et réélue en Seine-Maritime. Pendant des années, le RN a réussi, avec l’appui de chaînes d’informations en continu, à se faire passer pour un parti anti-système alors qu’économiquement ce n’est pas le cas. J’ai trouvé que les médias avaient la dent dure contre le NFP."

"C’était pourtant la seule liste avec un programme chiffré, soutenu par des économistes de très haut niveau. Nous n’avons pas eu un débat de fond suffisant sur les propositions. Il y a eu le barrage républicain, c’est vrai. Mais cette campagne a révélé, avec le choix de non candidats parfaitement effrayants, que derrière Jordan Bardella, l’arrière cuisine du RN était toujours celle de Jean-Marie Le Pen. Cela a été une piqure de rappel pour tout le monde comme quoi l’extrême droite n’a pas changé. Mais il faut maintenant répondre aux attentes des Français : c’est la colère sociale qui s’est exprimée dans les urnes."

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