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Législatives : ce que les policiers attendent des candidats

Par Jean Baptiste Giraud

Dans la campagne des élections législatives, les questions de sécurité et de réponse pénale ont-elles été correctement abordées ?

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Qu'est-ce que la police attend des candidats aux élections législatives ? (Philippe LOPEZ - AFP/Archives)

Quelles sont les demandes des policiers en matière de sécurité aux candidats des élections législatives ? En parle-t-on bien, assez, voire trop dans le cadre de cette campagne ?

Législatives : la question de la sécurité effleurée

"Je pense que la question de la sécurité a été abordée de façon superficielle durant cette campagne, estime Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat Unité. La question de la sécurité, c’est une question de prévention, mais aussi de réponse pénale. Pas seulement d’organisation opérationnelle de la police. Les policiers sont toujours en sur régime, engagés en permanence."

"Il faut bien reconnaître qu’il y a eu du recrutement ces dernières années. Mais malgré leur nombre, on remplit le tonneau des Danaïdes. Malgré tout, nos concitoyens ont l’impression de vivre en insécurité. Tout cela n’a pas été abordé. Comment endiguer l’entrée dans la délinquance des jeunes mineurs ? De l’autre côté, le sujet de la justice n’a pas été évoqué. Aucune mesure pour envoyer les gens en prison, la mise en application des OQTF. Les centres de rétention administrative tournent déjà à plein régime, on ne peut pas faire mieux à l’heure actuelle."

Faire que les plaintes aboutissent

Quelle serait la demande prioritaire en matière de sécurité ? "Ce n’est peut-être pas très sexy, mais ce serait de permettre à toute la filière judiciaire de pouvoir travailler. Après des années à avoir « voulu du bleu » sur la voie publique, il faut aujourd’hui faire que lorsque l’on dépose plainte, les policiers aient le temps d’identifier les auteurs. Qu’ils ne disent plus que la plainte va rester sans suite."

"Et ce parce qu’ils n’auront pas le temps d’exploiter toutes les chemins possibles pour identifier l’auteur, le placer en garde à vue, le présenter à la justice, souligne Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat Unité. Elle aussi devra avoir des moyens pour répondre fermement face aux auteurs. Tout cela n’a pas été abordé."

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