« L'indignation contre ces gens qui, depuis leur bureau ovale à Washington ou sur les plateaux télé, appellent les peuples à se soulever, à se mobiliser. C'était Boris Johnson, Premier ministre de Grande-Bretagne qui disait à Zelensky « Surtout, ne négocies pas ».
On était en avril 2022, il semblait qu'à Ankara, les négociations pouvaient permettre d'envisager une évolution du conflit russo-ukrainien. Et Boris Johnson dit « Pas du tout, on va arriver, la cavalerie arrive, tiens le coup, on va les écraser ».
"Entre 30 et 35 000 morts en Iran"
Finalement, on voit dans quelle situation on en est. Aujourd’hui, on en est à espérer que la Russie se contente des territoires qu'elle a conquis. Le peuple ukrainien vit une souffrance épouvantable, finalement abandonnée.
On a donné quelques milliards de dollars. Les contribuables américains et européens ont payé peut-être pour rien. Et puis là, on a le président Trump et le prince héritier, fils du Chah qui appelle le peuple iranien à sortir dans la rue. Les chiffres viennent de tomber, on est entre 30 et 35 000 morts.
😡 Les va-t-en-guerre qui poussent les peuples à la révolte ou à la résistance depuis leur Bureau ovale
— Sud Radio (@SudRadio) January 27, 2026
🗣️ @perikolegasse :"Mais qu’ils aillent sur le terrain !"
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"Les Kurdes se battent pour nous contre Daesh"
Donc, faites ce que je dis, faites pas ce que je fais, alors on ne sait pas quelle est la suite. On voudrait appeler ces dirigeants à peut-être plus de pertinence, plus de modération que de lancer les gens dans la rue. Ou alors qu'ils y aillent. Ils appellent à ce que nos enfants aillent se battre et qu'ils y aillent. En 1937, les brigades internationales ont rassemblé des militants de gauche, ils sont allés en Espagne, ils sont battus, ils sont morts contre la rébellion franquiste.
Après, on leur a demandé de partir pour envoyer un signe de paix. Mais la porte est ouverte à tous ceux qui veulent aller se battre. Même Gaza, mais qu'on y aille. Et pour l'instant, on laisse les Kurdes. Des héros de l'histoire, depuis 30 ans, les Kurdes se battent pour nous contre Daesh, contre les barbaries au Proche-Orient, et on les laisse une fois de plus crever.
"Assumons un peu"
Donc c'est très bien de dire qu'il faut appeler les gens à sortir dans la rue et à se battre. Le mieux, si on a du courage, si on a l'âge et la santé, c'est d'aller sur place et de se battre. Mais alors, les consignes et les mots d'ordre envoyés depuis les palais présidentiels ou les plateaux de télévision, non merci. Assumons un peu.
Et en tout cas, les gens qui sont morts parce qu'ils ont fait confiance à ceux qui l'auront dit d'y aller, en Ukraine ou en Iran, ont peut-être des comptes à demander à ces faiseurs de guerre, pour lesquels ça ne coûte rien. »
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