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Gaza, Maduro, Zelensky, Groenland : le ''best-of'' de Trump un an après son retour

Il y a un an jour pour jour, Donald Trump effectuait son retour tonitruant à la Maison Blanche. De Gaza au Venezuela, de l’Ukraine au Groenland, des joutes verbales aux intimidations frontales, de la guerre commerciale aux opérations spéciales, retour sur une première année de mandat hors normes. Entre coups de pression et coups de folie.

Gaza, Maduro, Zelensky, Groenland : le ''best-of'' de Trump un an après son retour

20 janvier 2025 : Le golfe du Mexique rebaptisé « golfe d’Amérique »

Dès son investiture, Trump annonce que le golfe du Mexique sera désormais désigné comme le “golfe d’Amérique”. Une mesure symbolique et qui fait notamment rire Hillary Clinton mais qui témoigne déjà de la volonté du président de replacer les États-Unis au centre du monde. Dans les jours suivants, Google applique cette nouvelle dénomination. À l’inverse, l’agence de presse Associated Press refuse d’utiliser ce nom et se voit, en représailles, interdire l’accès à la Maison Blanche.

Les États-Unis quittent à nouveau l’accord de Paris

Quelques jours après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump met à exécution l’une de ses promesses de campagne en actant le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. Pour rappel, les États-Unis sont le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre derrière la Chine et le premier pollueur historique. Cette décision de Trump s’inscrit dans une ligne politique favorable au développement des énergies fossiles, résumée par le slogan « Drill, baby, drill », alors que l’objectif fixé sous la présidence de Joe Biden visait une réduction de 61 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030.

Janvier 2025 : le début d’une politique d'immigration zéro

Dès la fin du mois de janvier, l’administration Trump intensifie les arrestations et expulsions de migrants. Trump recourt même à des avions militaires afin de les renvoyer. Certains pays d’Amérique latine sont également soumis à des pressions économiques pour accepter ces retours forcés.

Dans la continuité de sa politique anti-immigration, Washington met en place le transfert de migrants et de détenus présumés membres de gangs vers le Salvador. Le gouvernement justifie ces transferts par la lutte contre le crime organisé transnational.

28 février : Zelensky qualifié de “dictateur”

Le 28 février, dans le Bureau ovale, Trump et son vice-président J. D. Vance réprimandent publiquement le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Quelques jours plus tôt, Trump l’avait qualifié de « dictateur », allant jusqu’à accuser l’Ukraine d’être responsable du déclenchement de la guerre.

Dans le même temps, l’administration ferme le service national de lutte contre la désinformation, principalement consacré aux ingérences étrangères, notamment russes, un choix vu comme un signal d’apaisement avec la Russie.

Février 2025 : Gaza, la “Côte d’Azur du Moyen-Orient”

Début février, lors de la visite à Washington du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, Trump annonce vouloir “prendre le contrôle de la bande de Gaza” afin d’en faire la “Côte d’Azur du Moyen-Orient”. Une vidéo générée par intelligence artificielle, mettant en scène Gaza transformée en station balnéaire et montrant Trump aux côtés de Nétanyahou et de Elon Musk, circule massivement en ligne. Séduit, le président la reprend et la diffuse sur ses propres réseaux sociaux.

Mars 2025 : Mots bannis et scientifiques dans le viseur

Depuis son retour au pouvoir, l’administration Trump interdit l’usage de plus de 120 mots dans les recherches financées par l’État fédéral. Des termes comme « féminisme », « LGBT », « équité », « pollution », « ségrégation » ou « oppression » sont bannis des documents officiels et des sites gouvernementaux. Les scientifiques qui ne s’y conforment pas s’exposent à la perte de leurs financements.

Le 10 mars, Trump limoge Kate Calvin, scientifique en chef et conseillère climat de la NASA. Dans la foulée, le patron de l’Agence américaine de protection de l’environnement, Lee Zeldin, annonce vouloir se séparer de plus d’un millier de chercheurs et experts. Le 20 mars, le gouvernement français révèle qu’un scientifique français a été refoulé à la frontière américaine, après la découverte de messages critiques envers Trump dans son téléphone.

La menace des droits de douane

La menace de l’augmentation des droits de douanes est la principale arme brandie par Donald Trump depuis le début de son second mandat. Dès son retour au pouvoir, il les fixe notamment à 15% pour tous les produits européens. Depuis, il agite cette menace à tout va, autant aux pays européens, que dans le reste du monde. 

Depuis le soutien français au Danemark vis-à-vis du Groenland, Trump menace notamment certains produits français comme le vin ou le champagne d’une hausse de 200% des droits de douane ! Mais le comble de cette pratique a eu lieu le 2 avril dernier lorsqu’il annonce de nouvelles taxes sur “tous les produits entrant aux États-Unis”, dont deux îles volcaniques inhabitées, peuplées uniquement de… manchots.

Maduro, narcotrafic : le Venezuela en ligne de mire

Mais Donald Trump a surtout fait du Venezuela l’ennemi public numéro 1 depuis son retour au pouvoir. Quelques semaines après son investiture, il impose des droits de douane de 25% pour tous les pays achetant du pétrole vénézuélien. Il fait ensuite passer la prime pour la capture de son homologue sud-américain, Nicolás Maduro, à 50 millions de dollars, l’accusant de narcoterrorisme et d’être au cœur d’un réseau criminel international.

À partir de l’été, la Maison Blanche annonce plusieurs frappes militaires ciblées contre des navires accusés de narcotrafic au large du Venezuela. Mais c’est le 3 janvier que les États-Unis franchissent la ligne rouge en capturant avec leurs forces spéciales, Nicolás Maduro dans l'unn de ses « bunkers » de Caracas. Transféré sur le sol américain, il doit prochainement être jugé pour narcoterrorisme.

Janvier 2026 : Groenland, Iran, Colombie, une année de menace pour Trump

Dans la foulée de son opération éclair à Caracas, Donald Trump avertit le reste de ses opposants internationaux. De l’Iran à la Colombie en passant par Cuba, le milliardaire s’est dit prêt à intervenir dans chacun de ses pays pour lutter contre le trafic de drogue en Colombie ou empêcher la répression du gouvernement contre le peuple en Iran. 

Parmi les nombreuses menaces de Trump, le Groenland figure en haut de la liste de ses convoitises. Pourtant propriété d’un « allié », le Danemark, les États-Unis semble plus décidés que jamais à prendre le contrôle du territoire, sur fond de sécurité nationale face à la Chine et la Russie. Face au refus des Européens, il annonce même l’imposition de droits de douane punitifs contre plusieurs pays alliés, dont la France, avec une montée progressive des taxes.

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