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Le 8 mars par Brigitte Lahaie

A votre écoute depuis 25 ans, je sais à quel point il est dur de se construire en tant que femme libre. En ce 8 mars, voici mon humble contribution.

Le 8 mars par Brigitte Lahaie
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Cette journée internationale du droit des femmes fut instaurée par les Nations Unies en 1977. Elle permet de rendre hommage à toutes les femmes qui ont lutté pour leur libération mais elle rappelle aussi que dans de nombreux pays du monde, la femme est encore traitée comme un être inférieur et soumise aux désidératas du pays dans lequel elle vit.

Qu'est-ce qu'être femme libre ?

Simone de Beauvoir disait qu'on le devenait. Elle entendait par là que c'est le regard des autres qui nous faisait prendre conscience que nous étions femme. Je ne reviendrai pas ici sur les questions de harcèlement, j’ai plutôt envie d’évoquer la féminité. Car ce que dit Beauvoir et ce que je constate aussi : c'est qu'on fabrique la féminité.

Au début du siècle dernier, c’était simple : les femmes cherchaient un époux puis devenaient mères.

Depuis le féminisme est passé par là. Aujourd’hui, la femme a de nombreux choix. Le choix de se marier, de rester célibataire, d’élever seule ses enfants, de devenir cheffe d’entreprise, d’entreprendre une carrière politique, d’avoir plusieurs amants mais aussi le choix de rester mère au foyer.

Néanmoins, la pression actuelle sur les femmes brouille un peu les cartes. La question de l’identité féminine plus que jamais devient complexe tant on entend des discours contradictoires. Aujourd'hui devenir une femme libre serait simplement se libérer de l'emprise de l'homme.

Mais choisir librement sa vie n’est pas si simple. De nombreux paramètres entrent en compte et nous conditionnent. Le milieu familial, la culture, le domaine dans lequel on baigne et bien sûr les messages actuels de la société.

Les femmes doivent se donner le pouvoir d’être femme sans craindre l’homme. En tout cas, en ne se positionnant pas vis-à-vis de lui. Se faire respecter dès le départ. La question du respect dépend autant de soi que de l’autre. On ne nous apprend pas à nous aimer. S'aimer c'est exiger le meilleur pour soi. Dès la première remarque déplacée, j’invite toute femme à remettre le goujat à sa place. Et si un sentiment de peur vous traverse, si furtif soit-il, alors partez sans vous retourner.

Qu'est-ce qu'être une femme sexuellement libre ?

La femme pour se libérer sexuellement doit d’abord apprendre à aimer son corps en étant active. Bon nombre d’entre nous attendent encore trop de l’homme leur jouissance. Les émotions sont souvent trop présentes et entravent les ressentis corporels. La capacité à développer la sensualité, par exemple, est une des premières marches vers une sexualité plus harmonieuse. Si la femme sait ce que son corps aime, elle pourra ensuite inciter son partenaire à prodiguer les caresses indiquées. Enfin, trop de femmes subissent des rapports douloureux. Je ne le répèterai jamais assez : il n’y a aucune raison que la sexualité fasse mal. Il faut donc aider les femmes à trouver des solutions pour avoir du plaisir sans gênes.

Retrouvez la biographie de Brigitte Lahaie sur le site de Sud Radio
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