éditorial

L'édito de Christophe Bordet

Christophe Bordet ©Anthony Ghnassia
Politique

Prisons : la grogne gagne les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation

Prisons : la grogne gagne les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation

La grogne au sein des prisons s'amplifie et gagne désormais les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation.

Après les surveillants de prison, les conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation ont décidé de débrayer à leur tour. Ainsi, une grève aura lieu demain dans plusieurs villes de France. 

Oui, les conseillers pénitentiaires d'insertion sont furieux. En 2016, ils signent un accord avec l'État - le gouvernement Hollande - qui débouche en 2017 sur une réforme statutaire particulièrement avantageuse, qui les fait passer de la catégorie B de la fonction publique à la catégorie A. L'avantage majeur est bien entendu la revalorisation salariale qui accompagne ce changement de catégorie. Cela signifie également un montant de retraite plus conséquent. Il existe toutefois un inconvénient, l'âge légal de départ à la retraite passe à 60 ans.

Tout cela est donc acté sous François Hollande pour une mise en œuvre au 1er Février 2018. Sauf qu'à l'heure où l'on se parle, ni l'Elysée, ni Matignon, ni même le ministère de la Justice n'ont donné leur feu vert pour l'application de la réforme... Ou quand les promesses n'engagent, comme d'habitude, que ceux qui les croient.

Rappelons que ces conseillers d'insertion et de probation dans les prisons sont des assistants sociaux qui constituent un maillon important de la chaîne pénitentiaire. Leur rôle est d'écouter et de calmer les détenus dans les moments de tension ou de stress, comme par exemple pendant la grève des surveillants, survenue la semaine dernière. Ils s'occupent de 70 000 prisonniers en France, auxquels s'ajoutent 170 000 personnes en milieu ouvert.

Ayant l'espoir d'être reçus à l'Élysée ce jeudi, ces conseillers ont ainsi demandé audience à Emmanuel Macron et ils attendent une réponse, un signe.

L'espoir fait vivre...

>> L'intégralité de la chronique est disponible en podcast

 

Les rubriques Sudradio