Yannick Rousselet : "Le drone de Greenpeace a accédé à la centrale de Bugey très facilement" 

Yannick Rousselet © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Yannick Rousselet © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Alors que des militants de Greenpeace ont projeté un drone contre un bâtiment de la centrale nucléaire de Bugey (Ain) ce mardi, Yannick Rousselet (Greepeace France) a accepté de répondre à nos questions.

 

La brève a de quoi faire sourire et pourtant, il s'agit d'une information très sérieuse. Un drone, arborant la forme du personnage de Superman, ainsi qu'un avion miniature  ont été projetés ce mardi contre un bâtiment de la centrale nucléaire de Bugey (Ain). Les deux engins, pilotés à distance par des militants de Greenpeace, n'ont pas endommagé les installations au moment de l'impact, selon EDF.

"On pourrait avoir un accident plus important qu'à Fukushima"

L'ONG, qui réclame la sortie du nucléaire, justifie son action par la volonté de démontrer la porosité du complexe, situé à une vingtaine de kilomètres de Lyon. Joint par téléphone, Yannick Rousselet (chargé de campagne nucléaire auprès de Greenpeace France), nous explique la situation et réclame que les piscines de stockages de combustibles soient mieux protégées sur le site. "Le drone a accédé (à la centrale) très facilement, il n'y a eu aucune réaction. Les gens qui le pilotaient ont pu quitter la zone, sans problème", déplore-t-il d'entrée, avant de rappeler l'objectif initial de cette action : "Bien évidemment, nous avions une intention tout à fait symbolique. Par contre, on montre que quelqu'un qui aurait d'autres intentions pourrait parfaitement rentrer dans cette zone et faire des dégâts qui pourraient avoir des conséquences considérables", affirme-t-il ainsi.

Et l'intéressé d'insister sur le danger encouru avec des bassins pas suffisamment protégés. "Ces piscines ont un contenu radioactif qui est encore supérieur à ce que contient le réacteur, c'est-à-dire que l'on pourrait avoir un accident nucléaire de conséquence plus importante que ce qu'on a pu avoir à Fukushima, alors qu'on est à 25 km de Lyon", croit-t-il savoir.

Propos recueillis par Martin Juret

 

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