J.M. Pujol : "Quand je suis arrivé dans le gymnase de Millas, l'angoisse était au maximum"

J.M. Pujol : "Quand je suis arrivé dans le gymnase de Millas, l'angoisse était au maximum"

Jean-Marc Pujol (Maire LR de Perpignan et président de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée) était ce vendredi l'invité de Patrick Roger dans le Grand Matin Sud Radio.

Au lendemain de le terrible collision mortelle entre un bus scolaire et un TGV à hauteur d'un passage à niveau de Millas (Pyrénées-Orientales), de nombreuses interrogations subsistent. Bien que l'on ignore encore ce qu'il s'est passé réellement, la question de la sécurité autour des passages à niveau revient fatalement sur le tapis. Au micro de Sud Radio, Jean-Marc Pujol (Maire de Perpignan) a néanmoins refusé de s'exprimer sur l'infrastructure, invoquant la prudence le temps de l'enquête. 

Invité du Grand Matin Sud Radio, celui qui est également président de la Communauté Urbaine de Perpignan - à laquelle appartient la commune de Millas - a d'abord expliqué son impuissance face au désarroi des familles de victimes. "Quand je suis arrivé dans le gymnase de Millas, l'angoisse était au maximum (...) je savais que c'était très grave bien sûr mais je n'avais pas de réponses à apporter et les familles ne comprenaient pas. C'est pour ça que j'ai beaucoup insisté auprès du Premier ministre pour que l'on puisse communiquer rapidement sur le sujet", a-t-il ainsi indiqué.

Interrogé ensuite sur la sécurité autour du passage à niveau où a eu lieu le drame, l'édile a refusé de polémiquer et s'est montré prudent quant aux causes de l'accident. "Il faut faire attention, j'ai tout entendu hier en matière de rumeurs (...) je ne peux pas vous répondre sur ce point là. Monsieur le procureur de la République nous a dit que l'enquête était en cours", a-t-il indiqué prudemment. Présent sur place immédiatement après la catastrophe, il assure par ailleurs ne pas avoir vu si les barrières de sécurité étaient levées ou pas. "Je ne me suis pas approché car les secours intervenaient donc je ne peux pas me prononcer", affirme-t-il. "On connaît les niveaux de dangerosité des passages à niveau qui sont définis par la SNCF. Il y a des barrières, des avertissements (...) il y a un vrai sujet de fond mais je ne suis pas en mesure de le trancher", a-t-il encore insisté.

Et l'intéressé de conclure en rappelant que l'important pour le moment était d'accompagner les familles de victimes. "Je vais surtout me mobiliser à l'hôpital et dans les cliniques pour être proche des familles qui vont venir demander des nouvelles de leurs enfants", a-t-il conclu.

>> Retrouvez l'intégralité du podcast de l'interview :

 

Les rubriques Sudradio