Alors que les obsèques des enfants disparus lors de la tragique collision mortelle de Millas auront lieu demain, une chapelle ardente a été installée ce mercredi dans la commune de Saint-Féliu-d'Avall (Pyrénées-Orientales). Reportage. 

À la veille des obsèques des victimes de la collision mortelle de Millas, une chapelle ardente a été installée ce mercredi dans la salle polyvalente de Saint-Féliu-d'Avall (Pyrénées-Orientales) - d'où ils étaient originaires - pour que les habitants viennent se recueillir devant les cercueils, d'un blanc immaculé, de 4 des 6 enfants disparus : Loïc, Allan, Diego et Teddy. Les deux autres victimes - Yonas et Ophélie - ayant été inhumées dans la plus stricte intimité familiale.

Dans cette petite commune de plus de 2 500 habitants, tout le monde connaissait ces écoliers. L'émotion était donc palpable comme a pu le constater l'une de nos journalistes présentes sur place. Un sentiment d'infinie tristesse qui tranche avec les larges sourires affichés par les défunts sur les portraits choisis par leurs parents pour être entreposés près des dépouilles. Toute la journée, des centaines de personnes se sont ainsi succédé dans la petite salle municipale pour rendre un dernier hommage aux disparus et apporter un soutien moral aux familles et proches. Un recueillement quasi-insoutenable pour certains des badauds qui fréquentaient les victimes. "Je connaissais la plupart des enfants parce que je leur apportais un soutien dans leur devoir donc j'entrais dans les familles, j'y étais reçue comme un membre de la famille (...) Pour moi, ce sont mes petits", nous a ainsi confié une habitante visiblement très émue.

Étaient présents des habitants de Saint-Féliu-d'Avall bien sûr, mais aussi des communes alentours, à l'image du chanteur Cali, domicilié dans le village voisin, qui n'a pas caché son émotion au micro de Sud Radio. "On est tous du même coin, du même endroit. Vivre ça, des vies de mômes arrachées, c'est dur ! On est avec eux.", a-t-il ainsi sobrement déclaré. Au milieu des fleurs et des nombreux messages de soutien, on pouvait également distinguer une affiche qui reprenait l'appel aux dons lancé, la veille, par le maire de la commune afin d'aider financièrement les familles de victimes. En attendant de voir jusqu'où ira cette chaîne de solidarité, l'État a d'ores et déjà annoncé qu'il prendra en charge les frais d'obsèques.

Propos recueillis par Christine Bouillot.

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