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Prix des carburants : les taxis envisagent de "bloquer le pays"

Par La rédaction

“Nous sommes les oubliés et s’il faut ce sera un blocage du pays”, annonce la Fédération nationale du taxi.

taxis
Les artisans taxis en colère. ( AFP)

Emmanuel Macron a demandé à ses ministres une « totale mobilisation » du gouvernement sur « l’approvisionnement » et la « maîtrise des prix » des carburants. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé la prolongation jusqu’au 31 décembre les dispositifs d’aides ciblées aux secteurs touchés par la flambée des prix des carburants, mais les chauffeurs de taxis n’en font pas partie et sont les grands oubliés des aides de l’État face à la hausse à la pompe.

"Une aumône de 50€ par trimestre..."

Les chauffeurs de taxi parlent de bloquer le pays s’ils n’obtiennent pas satisfaction. En effet, si Matignon a annoncé la prolongation de ses dispositifs d’aide, les taxis n’en font pas partie. "Nous sommes les plus grands oubliés de tout l’Hexagone, estime Dominique Buisson, secrétaire fédéral de la Fédération nationale du taxi, au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio. Nous avons eu une aumône de 50 euros pour un trimestre. Et encore, il y avait énormément de conditions, ce n’était pas destiné à l’ensemble des sociétés de taxis."

"L'exaspération est généralisée"

"Aujourd’hui, nous avons obtenu zéro euro d’aides. L’exaspération est généralisée, pas seulement sur le plan du carburant. Nos tarifs sont indexés, par Bercy et le ministère de la Santé. Nous ne pouvons donc pas répercuter les hausses sur nos clients. Nous demandons le gel de la taxe CEE, qui représente 80 millions récupérés par les taxis. On aimerait la voir redonnée en prime d’état. Mais en termes clairs, nous l’autofinançons."

Bloquer les gares, les aéroports et les grands axes

Les taxis envisagent-ils des actions dans les jours prochains ? "Nous sommes en train de regarder, réagit Dominique Buisson, secrétaire fédéral de la Fédération nationale du taxi, sur l’antenne de Sud Radio. Ce peut être dans les semaines qui vont venir. S’il faut sortir, ce sera comme les marins pêcheurs. Sauf que nous ne bloquerons pas les ports, mais les aéroports, les gares et tous les grands axes. S’il faut bloquer le pays, nous le ferons."

"La température monte"

"Cela fait maintenant des années que l’on ne nous prend pas en considération. Il va falloir débloquer le pays de façon plus radicale. La température monte, on attend que le gouvernement vienne vers nous. Nous alertons depuis mars sur la crise des carburants. Nous sommes dans la discussion, mais avec certains organismes, nous ne sommes que des pions, et nous ne voulons plus cela."

Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze

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