Pour les professionnels de la montagne, "le mal est fait"

Quel est l’impact des restrictions sanitaires sur les professionnels de montagne ? Dorian Noyer, directeur général du tourisme de Cauterets (Hautes-Pyrénées) était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 17 février. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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Entre neige, météo et visiteurs, c'est la frustration pour la station de Cauterets (Hautes-Pyrénées) dont les remontées mécaniques sont fermées. (Laurent Dard - AFP).

"Une grosse frustration pour nous"

C’est la deuxième semaine des vacances, Cauterets illustre bien ce qui se passe dans les différents secteurs d’activité de la montagne. "Il y a une belle fréquentation, on voit bien que les clients sont venus, se sont déplacés à la montagne, constate Dorian Noyer, directeur général du tourisme de Cauterets (Hautes-Pyrénées). Et donc une grosse frustration pour nous : des conditions d’enneigement plutôt bonnes, une météo plutôt favorable, les gens ont répondu à l’appel de la montagne."

"Nous avons la chance d’avoir un domaine de ski nordique, avec une activité qui a explosé, entre raquette, luge, ski de randonnée et ski de fond, détaille-t-il. Et une grande frustration de ce manque d’activité sur le domaine de ski alpin."

"Les promesses ne sont pas arrivées"

De nombreux professionnels du tourisme ne peuvent donc pas en vivre actuellement. Quid des aides de l’État ? "C’est la grande désillusion, regrette Dorian Noyer. Les promesses ne sont pas arrivées. L’activité partielle a été mise en place, la ministre du Travail nous a incités à embaucher l’ensemble de nos salariés, quelque chose comme 120 saisonniers, en activité partielle le jour même de leur embauche. Là, au 17, nous n’avons toujours pas été payés du mois de janvier. Nous avons dû attendre le 20 janvier pour être payés de décembre. C’est une avance de trésorerie très importante."

Deuxième problème : le soutien des banques. "Elles craignent de nous faire confiance, malgré le PGE prenant en charge 90% de la garantie, même pour les reports d’emprunts, que l’on a du mal à repousser." Quel message aurait-il pour le ministre du Tourisme ? "Le mal est fait. On peut comprendre la situation sanitaire, mais que l’on puisse avoir la prise en charge par l’État du reste à charge, environ 13% pour l’employeur. L’État pourrait faire un peu de lobbying auprès des banques pour qu’elles nous soutiennent."

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Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
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