Agnès Pannier-Runacher appelle les commerçants sinistrés à entamer des démarches

Impôts, cotisations sociales : les commerçants ayant subi des pertes depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes peuvent repousser leurs échéances de paiement, indique la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances. Invité du "petit déjeuner politique", Agnès Pannier-Runacher regrette que ces chefs d'entreprise n'osent pas suffisamment entamer les démarches.

Un mot d'ordre, sur les nouveaux rebondissements de l'affaire Benalla : "laisser la justice travailler".

"L'affaire est devant la justice. Laissons-la faire son travail"

Réaction, prudente d'Agnès Pannier-Runacher, alors que selon Médiapart, Alexandre Benalla aurait reçu des messages de soutien du chef de l'Etat après l'éclatement de l'affaire cet été.*

"M. Benalla a été sanctionné à deux reprises, puis mis devant la justice. C'est ça qu'il faut retenir. Les juges ont l'affaire en main... a priori, ils auront du matériel en main, laissons-les travailler.

Le contact avec les Français? "C'est l'ADN d'En Marche"

Alors que se lance le grand débat national, Agnès Pannier-Runacher réfute l'idée que le gouvernement ait pu pêcher par déconnexion. Même si elle admet que l'activité gouvernementale rend moins disponible, de par l'intensité des réformes.

Il y a un grand débat inédit dans son format, des milliers de contribution qui augmentent de jour en jour. Ce contact, c'est l'ADN d'En Marche. Je ne crois pas qu'il s'est arrêté... Mais lorsque vous êtes dans le calendrier des réformes et que vous enchaînez des projets au Parlement, on ne se rend pas compte de l'intensité que représente l'activité ministérielle. Par exemple hier j'ai passé la soirée jusqu'à minuit et des brouettes au Parlement sur le projet PACTE. Même chose la veille. C'est un rythme extrêmement soutenu, et même si vous êtes sur le terrain comme je le suis une fois par semaine, vous n'êtes pas dans la même capacité d'un contact permanent que lorsque vous êtes dans la vie courante.

Gilets jaunes: les commerçants touchés n'osent pas assez faire les démarches

Depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes, beaucoup de commerçants ou d'artisans ont subi des pertes, et se retrouvent avec des difficultés de trésorerie. Des entreprises qui peuvent demander à faire repousser leurs échéances de paiement d'impôts ou de cotisations sociales, indique Agnès Pannier-Runacher. Sauf que selon elle : beaucoup n'osent pas entamer les démarches.

Le gouvernement s'est mobilisé dés le 26 novembre, au tout début du mouvement des Gilets Jaunes, car il y avait beaucoup de casse. On a proposé aux commerçants de déplacer des échéances de paiement d'impôts ou de charges sociales. Les fédérations nous disent : attention, il y a de gros problèmes de trésorerie. Mais en même temps, il y a une forme d'autocensure. Ce n'est pas très habituel, comme réflexe, de réclamer des déplacements d'échéances. Le plus simple, c'est d'appeler la fédération dont ils sont le plus proches ou la chambre de commerce et d'industrie. Ils peuvent aussi aller sur le site : https://www.entreprises.gouv.fr/ où ils trouveront tous les numéros.

 
* Selon Médiapart, la présidence a épaulé l'ex-fidèle d'Emmanuel Macron dans sa communication de crise. Médiapart, qui diffuse une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ex-employé de la République en marche et gendarme réserviste; Alors qu'ils avaient interdiction de se rencontrer de par leur contrôle judiciaire. Alexandre Benalla y évoque des messages de soutien de la part du chef de l'Etat. Des informations démenties par la Présidence. Médiapart parle aussi d'implication d'Alexandre Benalla et Vincent Crase dans un contrat de sécurité signé avec un oligarque russe proche de Vladimir Poutine, soupçonné par plusieurs juges européens d'entretenir des liens avec l'un des pires groupes criminels de Moscou.
 
Les rubriques Sudradio