Antoine : "Johnny nous a donné les clés dans un monde où on avait droit à rien"

Le chanteur Antoine (©PATRICK KOVARIK - AFP)

Suite à la mort de Johnny Hallyday cette nuit des suites d’un concert du poumon, le chanteur Antoine a réagi au micro de Sud Radio à cette triste nouvelle.

"Johnny, c’est un peu de nous qui s’en va". Au micro de Sud Radio, Pierre Muraccioli, plus souvent appelé Antoine, n’a pas caché son émotion au moment d’évoquer la mort de Johnny Hallyday cette nuit à son domicile, des suites d’un cancer de poumon qu’il avait rendu public il y a quelques mois. "J’étais lycéen quand il a commencé sa carrière, j’avais décollé les affiches des murs de la ville pour les mettre dans ma chambre ! Je revois sa première affiche en couleur où il tendait son doigt, il semblait me dire : «il faut que tu fasses quelque chose, il faut que tu bouges !». Ce n’était pas pour m’encourager à chanter, mais comme pour tous les jeunes, il nous a donné les clés dans un monde où on avait droit à rien, gamins qu’on était. Il a ouvert la voie à sa façon", déclare-t-il.

Antoine souligne notamment la capacité de Johnny Hallyday à s’adapter et à durer dans le temps. "Il a survécu à toutes sortes d’époques et a triomphé de toutes les modes. C’était l’idole des jeunes et il est devenu l’idole de tout le monde. C’est un grand vide pour tout le monde ce matin. En-dehors de toutes ses chansons et de sa présence scénique, c’était l’une des plus grandes personnalités qu’on ait eu en France depuis bientôt trois quarts de siècle", insiste-t-il.

"Il m’a dit : "J’adore ta chanson, d’ailleurs regarde j’ai une chemise à fleurs !""

"Je me souviens de la première fois que je l’ai rencontré. J’étais fan de lui, j’étais allé l’applaudir et je m’étais fait signer des autographes. J’avais publié ma chanson Les élucubrations où je mettais Johnny en cage à Medrano. Un jour, j’étais à Marseille, je faisais mon premier gala. En rentrant à l’hôtel, le concierge me dit : "votre copain est là, dans la boîte de nuit de l’hôtel". Ni une ni deux, je suis allé le voir directement, et ça a tout de suite été extrêmement sympathique. Il m’a vu et m’a dit : "J’adore ta chanson, d’ailleurs regarde j’ai une chemise à fleurs !". Par la suite, les gens autour de lui lui disaient qu’il fallait qu’il me réponde, parce que je le mettais en cage, mais en vérité c’était plutôt une louange, une place d’honneur. On s’est tout de suite bien entendu. On ne s’est pas rencontrés souvent, mais j’ai eu la chance de l’accompagner une fois à la guitare dans une grande kermesse du nord de la France. J’ai pu constater l’adulation totale, à quel point c’était une idole. Les gens étaient là pour lui, avec une énergie extraordinaire", raconte-t-il.

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