Porté par l'explosion de la pratique du running, le marathon de Paris accueille dimanche plus de 60.000 coureurs, un record pour l'épreuve, qui n'a également jamais vu autant de participantes (20.800) s'élancer dans les rues de la capitale.
Un marathon toujours plus populaire
Cette année, les femmes représenteront 33% du peloton parisien (contre 25% en 2022), un record selon l'organisation, mais un chiffre encore loin de la parité dont se rapprochent pourtant d'autres grands marathons, comme celui de New York, où 45% des inscrits l'an passé étaient des femmes.
Dans les rues de la capitale française, 49% des inscrits étrenneront un dossard doré, synonyme de premier marathon.
C'est le cas de Bastien Saut, étudiant à Sciences Po Bordeaux de 22 ans, qui se prépare intensément depuis trois mois. "J'ai commencé à courir pendant le Covid, et après avoir fait le semi de Bordeaux il y a deux ans, j'ai décidé de me lancer sur le marathon cette année", raconte celui qui vise un temps inférieur à quatre heures.
Par ailleurs, ils seront 8.500 à courir avec un dossard solidaire, obtenu à prix réduit en s'engageant à récolter un minimum de 420 euros. Ce programme existe depuis 2012 et devrait permettre cette année de récolter 8 millions d'euros pour des associations, un autre record selon l'organisation.
Chez les élites, une course ouverte
Souvent classé parmi les plus belles courses du monde, le marathon de Paris n'est toutefois pas réputé rapide et le plateau annoncé ne devrait pas affoler les chronos dimanche.
Chez les femmes, trois athlètes présentent un record en moins de 2h20 et pourraient se détacher pour la victoire. Il s'agit de la Kényane Magdalyne Masai (record en 2h18'58), sa compatriote Sharon Chelimo (2h19'33) et l'Éthiopienne Yebrgual Melese (2h19'36).
Côté Françaises, Mekdes Woldu, qui s'est emparé du record de France en 2h23'13 à Barcelone en 2025, sera accompagné de Méline Rollin et Mélody Julien, qui avaient participé aux JO de Paris sur la distance.
Le Français Félix Bour (record en 2h06'14) tentera de terminer premier tricolore, une performance réalisée l'an passé par Jason Pointeau, qui vise à nouveau ce titre honorifique à 37 ans.
Chez les hommes, le favori est l'Éthiopien Kinde Atanaw, dont le record en 2h03'51 avait été établi à Valence il y a six ans. L'Ougandais Victor Kiplangat, troisième l'an passé à Paris, et le Kényan Hillary Kipkoec (2h04'45) pourraient aussi tirer leur épingle du jeu dans cette course aux prédictions difficiles.
Les coureurs et coureuses élites partiront à 8h, tandis que le dernier sas amateur s'élancera à 11h32, plus d'une heure après l'arrivée des premiers.
Aux ravitaillements, chacun sa gourde
Cette année, l'organisation du marathon de Paris ne distribuera pas de contenant à usage unique aux coureurs lors des treize ravitaillements. Exit donc les bouteilles en plastique ou les gobelets en carton, les participants doivent apporter dimanche leur propre gobelet, flasque ou sac d'hydratation.
Cette mesure avait déjà été mise en place lors du semi-marathon de Paris en mars dernier.
"Je trouve ça un peu dommage. Si à chaque fois je perds 20 secondes à remplir une flasque et que je m'arrête dix fois, je perds plus de trois minutes", soupire Bastien Saut.
Pour les coureurs qui visent moins de 2h50 dimanche, des bidons pré-remplis d'eau pourront être utilisés, s'ils sont ensuite laissés dans des zones dédiées après usage.
Dans un marathon comme celui de Paris, la majorité des émissions de carbone générées demeure liée aux déplacements des participants. Cette année, 29% des inscrits sont étrangers.
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