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Le Dry January, utile ou inutile ?

De plus en plus de Français disent pratiquer le Dry January, un mois sans alcool. Mais est-ce vraiment efficace ?

alcool
Que faut-il penser du phénomène Dry January ? (AFP)

Le Dry January est-il vraiment un outil utile de santé publique ou simplement une forme d’hygiénisme jusqu’au-boutiste culpabilisant les consommateurs d’alcool ?

Dry January : "Un outil de santé public efficace"

L’association Vin et Société a même publié un manifeste baptisé French January, prônant un janvier à la française avec modération plutôt que l’abstinence sur un mois. Selon ce manifeste, "le French January, c’est ce mois où l’on préfère savourer plutôt que s’interdire. C’est le choix de la mesure et de la convivialité." Idées de repas, accords mets-vins, et même des vins sans alcool. Un manifeste qui dénonce le côté diktat hygiéniste du Dry January.

Ce concept de Dry January a tout de même convaincu 4,5 millions de Français. Dont un tiers des jeunes adultes de moins de 34 ans volontaires. Le service addictologie de l’hôpital lyonnais Le Vinatier a rendu les conclusions de son étude sur l’édition 2024 du Dry January. Au final, sur les 2000 personnes observées, plus de la moitié (57%) ont bien tenu et n’ont pas bu une goutte d’alcool du mois. Selon cette étude, "le Dry January – ou Défi de Janvier – s’installe désormais comme un outil de santé publique accessible, efficace et peu coûteux."

Des effets positifs sur la durée

Un quart des participants ont dit avoir mieux dormi. La plupart se sont dits se sentir plus en forme, moins fatigués, même parmi ceux n’ayant pas totalement stoppé leur consommation d’alcool sans arrêter totalement. Trois mois après le Dry January, 58% ont également conservé l’habitude de moins boire. Ils ont également moins peur de refuser un verre d’alcool le cas échéant, pratiquant la modération plus que l’abstinence. "La proportion de participants déclarant un sommeil « très bon » passe de 9 % à 24 %. Même sans abstinence complète, la simple réduction de consommation améliore le repos nocturne."

L’étude de l'hôpital Le Vinatier souligne par ailleurs que deux profils rencontrent davantage de difficultés : les fumeurs ainsi que les personnes qui se reconnaissent comme consommateurs à risque. Au final, "cette première évaluation du Défi de Janvier en France confirme que la campagne est utile, efficace et facilement déployable. Elle améliore la santé physique et mentale, renforce la confiance et favorise des comportements durables."

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