"Le rapport Alloncle sera-t-il publié ou enterré ? Nous y sommes ! Les 30 députés membres de la très médiatique Commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public doivent voter aujourd’hui pour ou contre la publication du rapport final du député UDR Charles Alloncle et ses 80 propositions, dont certaines ont déjà fuité, pour réformer France Télévisions & Radio France"
"Autoriser le rapport, c’est lui ouvrir la voie à un cheminement parlementaire classique et surtout le rendre public dans une semaine, avec tout ce qu’il contient de potentiellement explosif. Le rétoquer - le censurer diraient même les partisans d’une refonte profonde de tout le système- c’est annuler à jamais six mois de travaux, 200 heures d’auditions, un impressionnant défilé de personnalités, de vedettes du petit écran et de la radio, qui a donné lieu à autant de révélations sur le fonctionnement des chaînes que de passes d’armes avec le rapporteur"
"Les membres de la commission opposés au démantèlement de l’audiovisuel public sont face à un dilemme : enterrer le rapport qu’ils jugent trop partisan, c’est prendre le risque de faire de Charles Alloncle un martyre de la liberté d’expression. De quoi nourrir, pour toute la campagne présidentielle, la suspicion de connivence des élites médiatiques et politiques. Même s’il était censé rester confidentiel, des pistes de propositions émises par le rapporteur sont déjà dans le débat public : des fusions de chaînes, 1 milliard d’économies, le quart de la somme allouée, la suppression des trois quarts du budget des jeux et divertissement de France TV..."
"Mais il est compliqué d’interdire : même imparfait, le rapport aurait le mérité d’ouvrir un vrai débat à l’Assemblée nationale sur la nécessaire réforme, sans doute inflammable, de l’audiovisuel public, repoussée année après année par tous les pouvoirs successifs qui n’ont jamais osé s’y attaquer"
Retrouvez l'édito de Jean-François Achilli à partir de 9h05 du lundi au jeudi dans La Vérité en Face