Il y a 25 ans jour pour jour, les Etats-Unis étaient victimes de plusieurs terribles attentats. 2 977 personnes sont mortes le 11 septembre 2001 après ce drame. Pascal Lorenzo Sabatier, témoin direct des attentats était l'invité de "Génération Bercoff" au micro d'André Bercoff et Céline Alonzo pour décrire comment il a vécu ce terrible jour.
"L'explosion était très forte"
"Moi, j’étais dans le secteur financier à New York. On commence généralement très tôt le travail, donc je suis arrivé au travail plus d’une heure avant, à 7 h 30. On avait une réunion stratégique, c’était un mardi matin, je me souviens très bien. En plus, c’était une belle journée d’été indien, très ensoleillée. Et là, on entend le premier impact. Je n’ai pas vu l’avion, donc on ne savait pas que c’était un avion. Mais le bruit était très fort. Je me suis dit que c’était un tremblement de terre, parce que c’était extrêmement fort, ça vibrait. On se met à la fenêtre, on voit déjà du feu, de la poussière. On se dit : “C’est une explosion de gaz.” Donc, on pense que c’est encore accidentel"
"Je pensais que j'allais mourir"
"Les gens commencent à s’inquiéter. Et là, on entend le deuxième impact, et on voit comme une explosion, on voit du feu. Et là, on se dit : “Ce n’est pas normal. Là, c’est un attentat.” On essaie de rester calme, on pense vraiment qu’on est les prochains. On a vu des choses horribles. On a vu la tôle commencer à tomber. On a vu les gens sauter"
"C'est surréaliste"
"Il y a eu des victimes collatérales quand ça s’est écroulé. Il y a eu des milliers de blessés. Quand la première tour est tombée, on a quand même eu de la poussière. J’avais les cheveux tout blancs. Je cours avec des collègues. Pour moi, la panique a décuplé : je veux absolument appeler ma mère. Je trouve un restaurant italien et on voit la deuxième s’écrouler. La première, heureusement, je ne l’ai pas vue. Tout le monde craque autour de moi, c’est surréaliste, en fait. Il faut savoir que j’habitais en face des tours. Les gens avaient peur que les ponts soient également attaqués. La résilience des New-Yorkais était incroyable"