Dos au mur, l'AS Monaco a répondu présent, par une démonstration dimanche à domicile contre le Paris Basketball (96-84) pour s’offrir un match d'appui en finale du championnat de France.
Les deux équipes, à égalité 2-2, ont rendez-vous mardi dans la capitale pour l'attribution du titre, comme l'an passé, remporté par les Parisiens.
Ils avaient alors su se remettre d'aplomb après avoir manqué en Principauté deux balles de match. Un an plus tard, ils n'en ont laissé passé qu'une, mais dans des proportions telles - même s'ils ont adouci la note en fin de match - qu'ils devront laisser derrière eux leur prestation de dimanche.
Dominés dès le début (16-27 à l'issue du premier quart-temps), ils n'ont pas existé face à une "Roca Team" revancharde après avoir été dominée vendredi dans sa salle (88-77), à l'issue d'une fin de match tendue.
Le capitaine de Monaco Alpha Diallo monte au panier lors du match 5 de la finale du championnat contre Paris dans la salle Gaston-Médecin, le 21 juin 2026
Valery HACHE - AFP
Après avoir perdu ses nerfs puis passé une nuit blanche à ressasser, Matthew Strazel, en particulier, a répondu présent, lançant son équipe sur les bons rails avec quasiment un double-double à la mi-temps (7 pts et 9 passes décisives, 20 pts et 9 pd au final). Il a même pu être ménagé en fin de match, une fois l'écart creusé, comme d'autres cadres.
Pourtant, il n'est pas encore certain de disputer le dernier match à Paris mardi. En effet, une commission de discipline se réunira en urgence lundi afin de statuer sur son cas et sur celui du capitaine Alpha Diallo, tous deux exclus vendredi dernier.
"J'espère que ce ne sera pas le cas et que les deux pourront jouer le dernier match, parce que la Ligue française mérite de voir le meilleur basket possible lors de ce cinquième match", a souligné leur entraîneur Sergii Gladyr après la victoire.
"Ils ont sur-réagi, ils en ont fait un peu trop, a-t-il poursuivi. Mais la qualité du match, de cette finale, de ce dernier match... Les fans de basket français... Tout le monde mérite d'avoir les meilleurs joueurs possibles sur le terrain, ceux qui peuvent jouer et qui veulent jouer (allusion à James et Theis, Ndlr)".
- Strazel se rachète -
A la pause, le match était quasiment plié (54-33) et les Monégasques avaient effectué autant de passes décisives (13) que vendredi, où leur entraîneur Sergii Gladyr avait pointé du doigt leur égoïsme.
Offensivement comme défensivement, ils ont cette fois rendu une copie parfaite, à laquelle tout le monde a participé (neuf joueurs entre 5 et 20 pts).
D'autres davantage quand même, comme, outre Strazel, Jaron Blossomgame (16 pts) et Kevarrius Hayes (10 pts), dont le coup de chaud en milieu de deuxième quart-temps a permis de lâcher les Parisiens (41-21, 15e). Ou encore derrière Nemanja Nedovic (11 pts), lancé dans le cinq de départ.
Paris, maintenu à flot par Nadir Hifi en première période (17 pts, 20 au total), a tenté un timide retour en début de seconde de période, en retrouvant son adresse extérieure (1/10 à la mi-temps), avec quatre tirs primés pour ramener l'écart à 16 points (58-42, 22e).
Mais il a été rapidement ramené à la raison par cette "Roca Team", qui a fait en beauté ses adieux au public de Gaston-Médecin avant éparpillement de l'effectif à l'issue de la saison.
Il lui reste un match pour réaliser un quadruplé inédit en France (Supercoupe-Leaders Cup-Coupe-Championnat) et laisser une empreinte indélébile sur une saison à rebondissements.
"Ils nous ont battus au match 5 l'an dernier là-bas, on a la revanche en tête, a assuré Jaron Blossomgame. Si on fait notre boulot et qu'on y va avec le bon état d'esprit, j'ai énormément confiance en notre groupe".
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