Plusieurs milliers de personnes ont rejoint dimanche, sous un soleil de plomb, la marche contre le racisme et l'extrême droite à Paris, à l'appel du maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, a constaté un journaliste de l'AFP, avant le concert organisé par le parti de Jean-Luc Mélenchon pour la Fête de la musique.
"Le racisme ne recule pas seul, les discriminations non plus, elles avancent quand on détourne le regard", a affirmé l'élu insoumis devant la foule, au début de la marche.
Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko (c), participe à une marche contre le racisme et l'extrême droite, le 21 juin 2026 à Paris
Arnaud FINISTRE - AFP
Drapeaux palestiniens ou insoumis, maillots de foot "Mélenchon 27", slogan antifasciste italien: quelques milliers de manifestants ont battu le pavé parisien, sous 35 degrés, en direction de la place de la République dans l'est de la capitale, où doit se tenir le concert organisé par LFI à l'occasion de la Fête de la musique.
"Nous partons de Barbès, c'est aussi un symbole particulier", a clamé M. Bagayoko, vantant "un quartier populaire, un quartier vivant, un quartier multiculturel, un quartier de travail, de commerce, de solidarité".
L’activiste et dirigeante du Comité Vérité et Justice pour Adama, Assa Traoré (g), et le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko (d), participent à une marche contre le racisme et l’extrême droite, le 21 juin 2026 à Paris
Arnaud FINISTRE - AFP
Celui-ci "ressemble à la Nouvelle-France que nous appelons de nos voeux", a-t-il assuré, sous les applaudissements.
Dans le cortège, les élus insoumis sont venus nombreux: parmi eux, Rima Hassan, Manuel Bompard, Mathilde Panot et Jean-Luc Mélenchon.
Bally Bagayoko "n'a pas besoin de moi pour émerger" pendant cette campagne, juge le candidat insoumis à la présidentielle 2027, interrogé par les journalistes.
Une manifestante tient une affiche "Lâchez-nous le voile" lors d'une marche contre le racisme et l'extrême droite, le 21 juin 2026 à Paris
Arnaud FINISTRE - AFP
Paris, comme 34 autres départements, est sous vigilance rouge canicule. Loïc Clain, 36 ans, a chaud : "Je pense que c'est pour ça qu'il y a pas mal de gens qui ne sont pas venus aujourd'hui", a déclaré à l'AFP cet informaticien, qui estime qu’il y a "trop de racisme maintenant en France".
"C’est trop généralisé, trop normalisé", dénonce-t-il.
"Je suis une personne noire, je suis une personne trans, je suis à la croisée de plusieurs discriminations", déclare, pour sa part, Yelsha, dénonçant “une montée de toutes les formes d'oppression” à l’approche des élections.
Des participants à une marche contre le racisme et l'extrême droite, à l'appel du maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, le 21 juin 2026 à Paris
Arnaud FINISTRE - AFP
"C'est hypra important d'être visible aujourd'hui et donc de marcher pour montrer qu'on est ensemble, qu'on est unis, et que c'est ça, la France", poursuit l'artiste de 28 ans.
Le tribunal administratif de Paris a suspendu vendredi la décision du préfet de police d'interdire le concert organisé par LFI ce 21 juin, jugeant cette interdiction insuffisamment motivée.
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